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Influenza aviaire
Un nouveau foyer de grippe aviaire dans la Somme

Après la Manche, c'est dans la Somme qu'un cas de grippe aviaire a été confirmé par la préfecture.

Production de volailles fermières
© Presse agricole du Massif central

Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été confirmé samedi 30 juillet dans un élevage de dindes à Feuillères (Somme), à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Amiens, annonce la préfecture dans un communiqué lundi 1er août. « Une opération de dépeuplement des 8 000 dindes présentes sur l’élevage concerné a été menée », précisent les autorités. Une zone de protection (dix communes) et une zone de surveillance (37 communes) ont été instaurées; les mouvements d’animaux y sont interdits, et les éleveurs y sont appelés à « respecter strictement les mesures de biosécurité (notamment la mise à l’abri) ».

Le département de la Somme connaît un cas de grippe aviaire, confirmé par la préfecture lundi 1er août 2022.

Le 28 juillet, un autre cas avait été confirmé dans la Manche. Ces deux foyers sont les premiers depuis le 15 mai, date du dernier foyer détecté, dans le Lot-et-Garonne. Depuis la fin du printemps, de nombreux cas ont été rapportés sur des oiseaux sauvages le long du littoral de la Manche, depuis le département du Nord jusqu’au Finistère. En 2021-2022, la France a connu l’épisode d’influenza aviaire le plus dévastateur à ce jour, avec 1 380 cas et quelque 19 millions de volailles abattues pour tenter d’enrayer la maladie. Le 29 juillet, le ministère de l’Agriculture a présenté un plan élaboré avec les filières pour relancer la production et réduire les risques d’épizootie.

 

Un plan d'indemnisations à 1,1 Mrd d'euros

Au 29 juillet, les indemnisations liées à l’épisode 2021-2022 d’influenza aviaire «représentent une enveloppe globale de près de 800 M€ d’aides économiques et 300 M€ estimés sur le volet sanitaire», annonce le ministère de l’Agriculture dans un communiqué lundi 1er août. Après les éleveurs du Sud-Ouest et du Nord, le dispositif destiné à couvrir les pertes économiques (vides sanitaires allongés) des éleveurs du Grand Ouest «ouvrira en début de semaine prochaine», pour des paiements qui «commenceront au mois de septembre». Les aides aux «entreprises de l’aval ou de services spécialisés» seront aussi ouvertes la semaine du 1er août. Suivra, en septembre, une enveloppe réservée aux éleveurs de poules pondeuses du Grand Ouest (1 M€). Enfin, le dispositif destiné au maillon sélection-accouvage (120 M€) «a été notifié à la Commission européenne au mois de juin et pourra ouvrir dès qu’il aura été validé». Par ailleurs, les indemnisations sanitaires (couvrant les dépeuplements préventifs et les abattages dans les foyers) ont vu leur montant revalorisé pour «tenir compte de la hausse des coûts de production et de la multiplicité des filières», a indiqué le cabinet du ministre (instruction technique du 27 juillet).

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