Aller au contenu principal

Un nouveau diplôme national bac+3 de formation aux métiers agricoles adopté par les députés

L’Assemblée nationale vient d’approuver la création d’un nouveau « diplôme national de premier cycle en sciences et techniques de l’agronomie ». Loin de faire l’unanimité, ce diplôme est censé répondre à « des besoins » selon Marc Fesneau.

création nouveau diplôme agricole
© Guillaume Perrin (archives)

C’est dans le cadre de l’examen du projet de loi  d’orientation agricole que les députés ont donné leur feu vert à la création de ce nouveau diplôme national bac+3 de formation aux métiers agricoles. Après plusieurs heures de débat, notamment en raison des protestations de la gauche qui dénonce « un gadget », voire un « risque de marchandisation de l’enseignement », l’article 5 a été adopté. Il permet donc l’instauration d’une formation de niveau bac+3, « conduisant à un diplôme national de premier cycle en sciences et techniques de l’agronomie ».

Lire aussi : Rentrée 2023 dans l’enseignement agricole : les 5 infos à retenir

 

Enseignement public et privé

Associé à un niveau licence, ce diplôme aura pour objectif de permettre une « insertion professionnelle dans les métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire, avec une adaptation particulière aux enjeux de la transition écologique et de la décarbonation des pratiques agricoles ». Il pourrait être proposé conjointement par des établissements publics d'enseignement supérieur et des établissements d'enseignement technique agricole « publics ou privés ».

Lire aussi : Une chaire à l'ESA pour renforcer la visibilité des femmes en agriculture

 

Ce diplôme répondrait à des besoins selon Marc Fesneau

Marc Fesneau a assuré que ce nouveau diplôme répondait à des « besoins» , quand « les effectifs en BTSA diminuent du fait d'un manque d'attractivité du diplôme », mais LFI y voit un dispositif favorable au secteur privé pour faire « concurrence à l'enseignement public agricole » alors que « les licences professionnelles ont besoin de visibilité ». Le RN a quant à lui déploré une mesure de « communication » qui risque de « faire de l'ombre au brevet de technicien supérieur agricole », le BTSA, un bac+2. L’appellation initiale « Bachelor Agro » a finalement été abandonnée, un amendement du rapporteur général du texte, Eric Girardin (Renaissance) arguant notamment que le terme « Bachelor, en plus d'être un anglicisme, ne s'accompagne d'aucune garantie de qualité ».

Lire aussi : Institut Agro et Sciences Po lancent un double diplôme pour former aux enjeux de la transition alimentaire

Les plus lus

Carte de la situation des eaux superficielles en France au 3 septembre 2026.
Sécheresse 2026 : encore 75 départements en situation de crise, quelles conséquences sur les activités agricoles ?

Après le manque de précipitations en avril, les épisodes caniculaires fin mai, en juin et en juillet, la sécheresse s'accentue…

Engins téléscopiques agricoles retrouvés par la gendarmerie nationale
Vol d’une dizaine d’engins téléscopiques dans des silos agricoles : un réseau entre la France et la Pologne démantelé dans le Grand Est

La gendarmerie nationale se félicite d’avoir arrêté trois individus soupçonnés d’avoir commis une dizaine de vols de…

Haie arrachée en Normandie
Arrachage d’une haie : quelles modalités à partir du 1er octobre 2026 ?

Instauré par la loi d’orientation agricole de mars 2025, le régime unique de la haie et son guichet unique entrent en vigueur…

Paysage agricole en été dans la Marne
La loi d’urgence agricole est promulguée : liste des principales mesures

Emmanuel Macron vient de promulguer la loi d’urgence agricole, publiée au journal officiel du 19 août. Retrouvez, en bref, ses…

Transport de paille
Sécheresse : des transports illégaux de fourrages et de paille entre la France et la Suisse constatés dans le Doubs

Alors que la FDSEA du Doubs dénonce un trafic de fourrage entre la France et la Suisse, la préfecture confirme le constat par…

Un jeune éleveur devant sa prairie jaunie avec ses génisses au fond
Sécheresse : Installé en mai dans la Sarthe, ce jeune éleveur laitier s’en « sort plutôt bien en anticipant et en étant opportuniste »

Nouvellement installé près de Loué, Vivien Courdoisy fait face à une sécheresse sévère alors que les annuités pèsent lourd sur…

Publicité