Aller au contenu principal

« Tournesol : Notre première année a été exceptionnelle, grâce à des conditions climatiques idéales »

Pour sa première implantation de tournesol, Fabrice Leroy a obtenu plus de 40 quintaux par hectare. La coopérative Saint-Hilaire-lez-Cambrai, avec son débouché en huile, le valorise au prix de base de 600 euros la tonne.

« L’avantage que nous avons est de pouvoir valoriser notre tournesol en huile par le biais de la coopérative », se réjouit Fabrice Leroy (à droite), agriculteur dans le Nord, aux côtés de Didier Villain, responsable technique à la coopérative Saint-Hilaire-Lez-Cambrai.
« L’avantage que nous avons est de pouvoir valoriser notre tournesol en huile par le biais de la coopérative », se réjouit Fabrice Leroy (à droite), agriculteur dans le Nord, aux côtés de Didier Villain, responsable technique à la coopérative Saint-Hilaire-Lez-Cambrai.
© F. Leroy

« En 2022, nous avons implanté du tournesol pour la première fois après trois ans d’essais menés par la coopérative Saint-Hilaire-lez-Cambrai. Ces expérimentations nous ont permis de choisir des variétés qui s’adaptent le mieux à nos conditions climatiques. Notre première année en tournesol a été exceptionnelle, avec des conditions météorologiques idéales pour cette culture.

Après un labour d’hiver, et une préparation à l’aide d’un combiné classique en un seul passage, l’implantation s’est faite la première quinzaine d’avril, avec un semoir à betteraves équipé d’un disque tournesol. L’écartement a convenu. Nous avons porté une grande attention à la levée, qui a été très rapide grâce à des sols bien réchauffés. Ce qui a permis d’éviter des dégâts d’oiseaux, qui n’ont pas pu déterrer les graines. La plante n’a pas eu soif pour cette première année.

Nous n’avons appliqué aucun traitement. Aucun désherbage n’a été nécessaire, nous avons juste effectué un sarclage, avec une sarcleuse à betteraves. La récolte a été précoce, ce qui a encore une fois permis d’échapper aux dégâts d’oiseaux. Nous avons fait plus de 40 quintaux par hectare, ce qui était inespéré.

Le tournesol correspond bien à nos sols profonds. Et l’avantage que nous avons est de pouvoir le valoriser en huile par le biais de la coopérative, avec un prix de base à 600 euros la tonne, et des charges limitées. Le capital sympathie de cette culture est selon moi un autre atout à prendre en considération. »

Exploitation de polyculture élevage (bovin lait), 160 ha dont 2,5 ha de tournesol en 2022 et 5 ha en 2023.

Les plus lus

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Damien Beaujouan, agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), &quot;Je laboure mes terres tous les trois ans en veillant à ne pas faire un travail trop profond, moins de 20 ...</em>
Maïs : « Le faux semis est le levier le plus efficace pour réduire la densité de ray-grass dans mes champs »

Agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), Damien Beaujouan combine désherbage chimique et techniques agronomiques pour…

<em class="placeholder">Stockage des produits phytosanitaires.</em>
Produits phytosanitaires interdits : quelles sanctions en cas de présence sur l’exploitation ?

L’actualité récente, avec la perquisition d’une dizaine d’exploitations de Charente-Maritime pour recherche de produits…

<em class="placeholder">Marc Pottier, agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor,  &quot;La culture du soja peut avoir sa place sur des terres de craie. C’est ...</em>
Soja : « Une production sur des terres de craie très blanche des Ardennes a donné un rendement de 20 q/ha en sec »
Agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor, Marc Pottier cultive du soja régulièrement sur…
<em class="placeholder">Patrice Gourinchas, président de l’ASA du Bandiat et son fils Yann.</em>
Stockage de l’eau : « Une irrigation de 2000 m³/ha sur maïs coûte 620 € avec notre réserve de substitution en Dordogne »
Les deux réserves de substitution de l’ASA du Bandiat, entre Charente et Dordogne, ont permis le maintien d’ateliers…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures