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Sécheresse : Marc Fesneau annonce un avancement du paiement des calamités agricoles

A la veille de l’ouverture du Sommet de l’élevage, le ministre de l’Agriculture annonce aux éleveurs une préreconnaissance prochaine d’une dizaine de départements au fonds de calamités agricoles.   

Vaches sur une prairie touchée par la sécheresse
© Semae - photo d'Archives

[Mis à jour le 4 octobre à 17h15]

Marc Fesneau a annoncé le 3 octobre lors du 4ecomité sécheresse le raccourcissement du calendrier de mise en œuvre du fonds de calamités agricoles pour venir en aide aux agriculteurs, en particulier les éleveurs, très touchés par la sécheresse.

Concrètement, lors du comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA) du 18 octobre, « une petite dizaine de départements seront préreconnus à partir des indices satellitaires, pour une reconnaissance officielle début novembre avec un versement d’un acompte immédiat de 50%, le solde étant versé en fin d’année 2022 », a indiqué le ministre, selon son cabinet.

Pour déterminer quels départements seront préreconnus, le ministère attend la publication de la carte de France de l’indice de production des prairies au 30 septembre 2022 réalisée par Airbus.  

Les départements retenus seront ceux présentant une perte supérieure à 30%.

Un processus accéléré pour soulager la trésorerie des éleveurs

« Ce processus accéléré, ça ne s'est jamais produit auparavant. Normalement les indemnités auraient dû tomber en mars-avril 2023 », a tenu à souligner Marc Fenseau interviewé le 4 octobre sur France Bleu Pays d'Auvergne. « Ca va aider les éleveurs dans la trésorerie », a-t-il assuré.
 

Le fonds d'urgence pour l'élevage abandonné

Cette annonce remplace l’idée évoquée fin août par Marc Fesneau d’un fonds d’urgence pour l’élevage « qui visait à faire la jonction avec le versement du fonds calamités » pour soutenir la trésorerie des éleveurs, souligne-t-on au cabinet du ministère de l’Agriculture.

Le déficit d’herbe sur toute le territoire français est de 33% sur la production cumulée par rapport à la période 1999-2018, a-t-il été précisé ce matin lors du comité sécheresse. Soit la production la plus faible depuis 2003. A cela s’ajoute pour les éleveurs, une baisse de la production de maïs fourrage de 17,2% sur un an.

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