Sécheresse et stock de fourrages : la situation est déjà critique dans plus de 30 départements
D’après les remontées du réseau des Chambres d’agriculture, 18 départements déclarent plus de 50% de pertes sur les prairies, 28 font état de stocks d’hiver déjà entamés et 4 signalent même un risque de rupture d’alimentation des troupeau à court terme.
D’après les remontées du réseau des Chambres d’agriculture, 18 départements déclarent plus de 50% de pertes sur les prairies, 28 font état de stocks d’hiver déjà entamés et 4 signalent même un risque de rupture d’alimentation des troupeau à court terme.
Au-delà de l’observatoire des prairies qui indique une pousse cumulée inférieure de 37% à la normale au 31 août 2026, Chambres d’agriculture de France dresse ce jour un panorama critique de l’état des stocks fourragers à partir de remontées déclaratives de son réseau.
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Trente départements déclarent plus de 30% de pertes sur les prairies
18 départements déclarent des niveaux de pertes sur les prairies supérieures à 50%, indique le président des chambres consulaires agricoles, Sébastien Windsor, ce 9 septembre lors d’une conférence de presse. Il s’agit des départements suivants :
- Lozère
- Savoie (en Haute montagne)
- Haute-Savoie
- Puy-de-Dôme
- Jura
- Ariège
- Loire-Atlantique
- Maine et Loire
- Mayenne
- Sarthe
- Hérault
- Dordogne
- Creuse
- Gard
- Haute-Garonne
- Aude
- Hautes-Alpes (selon les secteurs).
12 départements déclarent des niveaux de pertes sur les prairies entre 30 et 50%. Il s’agit des départements suivants :
- Corrèze
- Lot
- Tarn et Garonne
- Meurthe et Moselle
- Aube
- Haute Marne
- Alpes maritimes
- Cher
- Saône et Loire
- Pyrénées orientales
- Hautes-Pyrénées
- Vosges
Enfin 7 départements déclarent estimer des pertes inférieures à 30% en fourrages. Il s’agit des départements suivants :
- Côtes d’Armor
- Finistère
- Ille-et-Vilaine
- Morbihan
- Ardennes
- Aisne
- Moselle
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Fourrages : 28 départements en situation critique et 4 départements en situation très critique
Dans le détail, le réseau Chambres d’agriculture France indique que 28 départements font mention dans les retours des agriculteurs de « stocks hivernaux déjà entamés », « d’achats massifs de fourrages devenant nécessaires », « d’affouragement généralisé » voire d’une « décapitalisation envisagée ».
Ces 28 départements sont les suivants :
- Ain
- Allier
- Aude
- Isère
- Loire
- Haute-Loire
- Rhône
- Savoie
- Haute-Savoie
- Côte d’Or
- Jura
- Nièvre
- Saône et Loire
- Yonne
- Eure-et-Loir
- Gard
- Ariège
- Haute-Garonne
- Lot
- Lozère
- Tarn-et-Garonne
- Loire-Atlantique
- Maine-et-Loire
- Mayenne
- Sarthe
- Vendée
- Corse.
Un risque explicite de rupture d’alimentation des troupeaux dans plusieurs départements
Les quatre départements du Cantal, du Puy-de-Dôme, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques font même état de difficultés plus importantes avec « un déficit fourrager quantifié de très grande ampleur », « l’impossibilité de s’approvisionner pour des raisons logistiques », voire « un risque explicite de rupture d’alimentation des troupeaux à court terme ».
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Une situation non exhaustive et évolutive
« La liste n’est pas exhaustive, il y a sûrement plus de départements en difficultés que ça », souligne Sébastien Windsor, président de Chambres d’Agriculture France. Et ce dans un contexte évolutif. « On pouvait s’attendre à une repousse de l’herbe mais plus on avance moins il y a de pluies significatives », commente Arnaud Delestre, premier vice-président de Chambres d’agriculture de France. « Certains ont semé des intercultures, mais elles ne lèvent pas », ajoute Sébastien Windsor. Des futurs manques sont aussi à prévoir du côté des pulpes de betteraves, avancent les Chambres d’agriculture.
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Des flux d’importations de fourrages à l’étude
Le ministère de l’Agriculture demande aux Chambres d’agriculture d’identifier des flux d’importations de fourrages. « Mais vue l’ampleur de la sécheresse en Europe il va falloir aller les chercher loin à l’Est ou au Nord avec des coûts de transport importants », commente Sébastien Windsor. Le coût sera au centre du débat alors que d’autres pays manquent aussi de fourrages comme l’Allemagne ou l’Italie, ajoute-t-il.
Autre inquiétude du côté du réseau des chambres d’agriculture : « la qualité des fourrages ». « On aura des fourrages moins riches en amidon, on va devoir incorporer des céréales, de la mélasse... On aura aussi un travail à faire avec les agriculteurs pour les aider à récupérer des fourrages dès le printemps, avec des resemis de prairies qui pourraient être nécessaires ou des intercultures », indique le président de Chambres d’agriculture France.
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Les chambres d’agriculture s’engagent à faire des bilans fourragers à moindre coût
En attendant, alors que « des agriculteurs à ne pas prendre la mesure de la perte sur les fourrages », le réseau affirme s’engager « à faire des bilans fourragers gratuitement ou à coûts extrêmement réduits », avance Sébastien Windsor. « En Normandie, on espère faire plus de 200 bilans fourragers », illustre celui qui préside aussi la chambre d’agriculture de Normandie.
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