Sécheresse : des transports illégaux de fourrages et de paille entre la France et la Suisse constatés dans le Doubs
Alors que la FDSEA du Doubs dénonce un trafic de fourrage entre la France et la Suisse, la préfecture confirme le constat par les douanes de transports irréguliers. Et ce sur fond de sécheresse qui frappe aussi très fortement nos voisins helvètes.
Alors que la FDSEA du Doubs dénonce un trafic de fourrage entre la France et la Suisse, la préfecture confirme le constat par les douanes de transports irréguliers. Et ce sur fond de sécheresse qui frappe aussi très fortement nos voisins helvètes.
La sécheresse n’épargne pas nos voisins suisses dont les stocks de fourrage prévus pour cet hiver s’amenuisent. Une situation qui « entrainerait un commerce illégal de fourrage entre la France et la Suisse », selon la FDSEA du Doubs. Son président, Florent Dornier, fait état « d’agriculteurs suisses qui passent la douane pour venir chercher des stocks en France », sans passer par une déclaration obligatoire à la douane (la Suisse ne faisant pas partie de l’Union européenne), rapportent nos collègues d’Agra Fil.
« On voit passer des dizaines et des dizaines de camions qui vont du côté suisse », a expliqué le syndicaliste à l’AFP, affirmant que des acheteurs suisses sont prêts à payer 220 à 230 €/t pour du foin, dont le prix fluctue habituellement aux alentours de 150 €/t, (au-dessus de 170 €/t avec la sécheresse) des acheteurs suisses sont prêts à payer 220 ou 230 €/t, selon M. Dornier. Des prix « exorbitants, inaccessibles pour des paysans français », selon lui.
Selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté, un agriculteur suisse aurait été intercepté le 17 août avec un chargement illégal de « plusieurs tonnes de fourrage ».
"C'est de la contrebande" : un agriculteur suisse intercepté à la frontière avec un chargement de fourrage, l'inquiétude des autorités face à un phénomène en hausse 🔽https://t.co/3MlFMtNCV0
— France 3 Franche-Comté (@F3FrancheComte) August 19, 2026
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La préfecture du Doubs confirme des transports de fourrages irréguliers
Une interception « sur le territoire de la commune des Fourgs » confirmée, via un post facebook, par la préfecture du Doubs, 18 août, et ayant « donné lieu à un relevé d’infraction ». « Après paiement sur place d’une amende douanière, le contrevenant a été sommé de vendre son chargement en France », précise la préfecture qui souligne que « la douane française et suisse resteront attentives à ces transports illégaux dans les prochains jours ».
La préfecture du Doubs nous confirme « un flux croissant de transports de fourrage (paille et foin) en cette période de sécheresse qui sévit de part et d’autre de la frontière ».
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Quelles modalités à respecter pour transporter du fourrage de la France vers la Suisse ?
« Les exportations (envois de la France vers la Suisse) sont légales si elles respectent la réglementation douanière : dépôt d’une déclaration en douane (déclaration d’exportation côté France et déclaration d’importation côté Suisse) et passage par un point frontière gardé par la Douane française et la Douane suisse, donc, pour le Doubs, La Ferrière-sous-Jougne/ Vallorbe ou Col France (Morteau)/Col des Roches », souligne la préfecture.
Les contrôles opérés par la brigade des Douanes de Pontarlier ont mené à la constatation « de quelques transports de fourrages et paille qui ne respectaient pas les formalités d’exportation ». « Il s’agit à ce stade a minima d’une méconnaissance de la réglementation en matière d’exportation des fourrages, voire d’initiatives individuelles frauduleuses sans qu’un trafic caractérisé ait été démontré à ce jour », précise encore la préfecture.
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La Suisse a abaissé les droits de douane sur le commerce de foin et d’ensilage d’herbe
A noter que face à la sécheresse qui met les éleveurs suisses sous pression, l’office fédéral de l’agriculture a annoncé le 1er août la suppression des droits de douane sur le foin et l’ensilage d’herbe (contre un taux de 4 francs suisses pour 100 kg précédemment) puis le 7 août leur suppression sur l’importation de maïs servant à l’alimentation animale (frais ou ensilé). La TVA de 2,6% s’applique en revanche toujours en Suisse.
Ce 24 août, le Conseil fédéral a par ailleurs autorisé les exploitations agricoles bio à utiliser jusqu’à 20% de fourrage de production conventionnelle. Le pâturage de surfaces non bio est également possible dans la limite de 20%.
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