Pousse de l’herbe début mai : des disparités régionales apparaissent
Après un début de campagne record, la production nationale des prairies est légèrement inférieure au niveau habituel en mai 2026. Malgré tout, la pousse de l’herbe demeure excédentaire au niveau national, avec des disparités selon les régions.
Après un début de campagne record, la production nationale des prairies est légèrement inférieure au niveau habituel en mai 2026. Malgré tout, la pousse de l’herbe demeure excédentaire au niveau national, avec des disparités selon les régions.
« Au 20 mai 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes en France hors DROM dépasse de 20 % le niveau moyen observé à cette date durant la période de référence 1989-2018 », d’après le dernier bulletin Infos Rapides publié par Agreste le 28 mai 2026.
La production cumulée atteint les 46 % de la pousse annuelle de référence
Le ministère de l’Agriculture note toutefois, qu’après un début de campagne record, la production nationale est légèrement inférieure au niveau habituel durant le dernier mois. En cause : « un mois d’avril très sec suivi d’une période anormalement fraîche mi-mai » ayant ralenti la pousse.
D’après le système de simulations, la production cumulée atteint tout de même les 46 % de la pousse annuelle de référence, « soit huit points de plus que le niveau habituellement atteint à cette période de l’année », précise le bulletin.
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Des spécificités locales liées aux précipitations
Néanmoins, l’irrégularité des précipitations et leur répartition sur le territoire crée des disparités locales. L’excédent de pousse cumulée depuis le début de la campagne est proche de 30 % en Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. En Nouvelle-Aquitaine, la pousse cumulée est à peine supérieure à la normale, conséquence des fortes pluies de l’hiver.
Le manque de précipitations en avril 2026 a perturbé la croissance des prairies. Sur le dernier mois, la pousse a été normale en Auvergne-Rhône-Alpes, déficitaire partout ailleurs. Avec un déficit de pousse supérieur à 20 % « sur une large bande allant des côtes atlantiques au Grand-Est ».
L’épisode de vague de chaleur de fin mai 2026 pourrait avoir des conséquences sur l’évolution de la pousse, son impact sera probablement évoqué dans la prochaine note Infos Rapides qui doit paraître fin juin.
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Une méthode qui ne prend pas en compte l'état des sols
Pour présenter ce résultat, le Service statistique du ministère de l’Agriculture utilise le système Isop (Informations et suivi objectif des prairies). Ce dernier « fournit des estimations de rendement des prairies temporaires et permanentes productives à l’échelle de la région fourragère à partir d’un modèle de simulation (STICS-Prairies) », précise Agreste. Le système Isop calcule les quantités de matière sèche cumulée par hectare au pas de temps journalier sur 209 régions fourragères.
À noter qu’il ne prend pas compte l’état des sols, ni les inondations, quelles que soient leur durée et leurs causes. Ainsi, les estimations rendues ne reflètent pas toujours les réalités de terrain, ces dernières étant dépendantes des conditions pédoclimatiques locales.