Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Le jambon de Bayonne cultive la différence face aux Espagnols

Le consortium du jambon de Bayonne, qui rassemble 980 éleveurs de porcs, une vingtaine d’usines d’abattage-découpe, de salaisons, de tranchage, séchage, etc., développe un référentiel de pratiques de qualité pour se différencier de la concurrence espagnole, a indiqué son président, Pierre Harambat, le 27 février au Salon. La filière est à la recherche d’un nouveau souffle : après un doublement de sa production de jambons en vingt ans, depuis l’obtention de son IGP en octobre 1998, « nous sommes à un palier ». En effet, la progression de la production marque le pas alors qu’elle avait été vive depuis 1998 : elle est passée de 650 000 jambons par an à 1,2 million. Pour redonner ce nouveau souffle, le consortium démarre une démarche de RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Concrètement, il prépare un référentiel qui transcrira les pratiques de qualité. Exemples (non exhaustifs) de ces pratiques : utilisation de 100 000 ha de céréales pour l’alimentation des porcs, réduction des nitrites dans le jambon, réduction du sel de 7 à 3 %, passage de sept mois d’affinage à dix mois, partage de la valeur ajoutée entre de nombreux éleveurs et artisans dans la filière. Le consortium valorise maintenant sous la bannière de l’IGP et du label rouge des produits de salaison autres que le jambon : saucissons, pâtés, boudin. Le jambon espagnol Serrano « peut provenir de porcs de toutes origines européennes et non pas seulement d’une région d’Espagne. Nous avons face à nous un rouleau compresseur qui tire sur les coûts. Nous cherchons quant à nous à ce que nos fournisseurs éleveurs soient des producteurs autonomes. Nous souhaitons que la distribution joue notre jeu en mettant nos efforts en valeur », a ajouté Pierre Harambat. Le consortium trouve des débouchés à l’exportation, grâce à son agrément aux États-Unis et au Japon. Il estime encore possible de doubler ce volume, surtout si le consommateur reconnaît la différence de qualité. « Nous nous inscrivons pleinement dans l’esprit des États généraux d’augmentation de la valeur », a résumé Pierre Harambat.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

Vignette
L’épizootie de la fièvre porcine africaine décime le cheptel chinois
Entre 30 et 50 % de la production de porc chinoise aurait disparu. L’efficacité des mesures de biosécurité réclamées par le…
Vignette
Un bâtiment d’engraissement de 1944 places séparé du site de naissage
Frédéric Baudet, éleveur à Maroué (Côtes d’Armor), vient de construire un engraissement de 1 944 places sur racleur. Ce bâtiment…
Vignette
Au Gaec La Blanche, l’élevage se restructure autour d’une maternité neuve de 96 places
Au Gaec La Blanche, la réorganisation de l’outil de production de 430 truies en multiplication et de la conduite d’élevage s’…
Vignette
L’alimentation animale bio manque de matières premières
Le secteur de l’alimentation animale biologique bénéficie d’une croissance importante. Mais la production végétale française …
Vignette
Cooperl signe une joint-venture avec Vereijken

À travers un partenariat signé le 25 mars, Cooperl et la société néerlandaise Vereijken spécialisée dans la fabrication…

Vignette
La hausse des cours difficile à répercuter
Les acteurs de la filière viande déplorent la réticence de la grande distribution à augmenter les prix des produits porcins dans…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Articles en libre accès
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT'Hedbo Porc (tendances et cotations de la semaine)