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[Covid-19]
Pommes de terre : la hausse des ventes directes ne compensera pas la baisse sur le marché de la tranformation

Le coronavirus est venu perturber le marché de la pomme de terre. Tandis que la demande pour le frais est en hausse, la pomme de terre destinée à la transformation connaît un recul important.

© Travallai / flickr

A la Ferme du Val d’Odon, à Tourville-sur-Odon, dans le Calvados, l’activité en période de confinement n’a pas baissé. Bien au contraire. Le 23 mars, Christian Duchemin, à la tête de site de production de pommes de terre de consommation, parle d’une demande « très soutenue, 150 à 200 % ». Dans l’Agriculteur normand, le chef d’entreprise témoigne : « l’usine tourne 20 h / 24 h, en plaine, c’est 12 à 14 heures ».

Lire l’intégralité de l’article « 400 % de hausse de vente de pommes de terre » dans l’Agriculteur normand

Si pour la pomme de terre fraîche, les ventes sont en nette progression, le tableau est différent du côté de la pomme de terre de transformation. Dans ce secteur, les estimations de l’interprofession, communiquées le 24 mars, sont de « 500 000 t privées de débouché », rapporte l’Agence de presse Agra.

Le confinement et la fermeture des restaurants ainsi que la baisse du fret vers l’Asie ont « un impact négatif fort sur la transformation de pommes de terre en produits surgelés, en France et en Europe», annonce le communiqué diffusés par les interprofessions de la pomme de terre (CNIPT pour le marché du frais et GIPT pour les produits transformés).

Lire aussi « Coronavirus : la filière pommes de terre sur le qui-vive »

Lire aussi :
[Coronavirus] La transformation laitière bouleversée par le Covid-19

Près de 3 Mt de pommes de terre industrielles sont produites dans l’Hexagone, dont plus d’1,5 M à destination de l’Europe. Les interprofessions constatent, avec le coronavirus, une hausse de la consommation de produits transformés et de pommes de terre fraîches en magasins, mais cela « ne permettra pas d’absorber des volumes suffisants », assurent les professionnels.

Des alternatives sont à l’étude : alimentation animale, méthanisation, transformation en alcool, stockage public. « Si aucune solution n’est rapidement trouvée, la filière s’attend à une situation très critique en termes économique, sanitaire et environnemental », préviennent le CNIPT et le GIPT.

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