Pesticides : « L’Anses cherche à protéger tous les citoyens, en premier les agriculteurs », défend sa future directrice générale
Auditionnée à l’Assemblée nationale le 15 avril, la future directrice générale de l’Anses Élisabeth Claverie de Saint-Martin défend le travail de l’agence dans la protection des citoyens face aux pesticides. « Les premiers qu'elle cherche à protéger, ce sont les agriculteurs », qui sont « les plus impactés », affirme l’actuelle PDG du Cirad.
Auditionnée à l’Assemblée nationale le 15 avril, la future directrice générale de l’Anses Élisabeth Claverie de Saint-Martin défend le travail de l’agence dans la protection des citoyens face aux pesticides. « Les premiers qu'elle cherche à protéger, ce sont les agriculteurs », qui sont « les plus impactés », affirme l’actuelle PDG du Cirad.
« L’Anses cherche à protéger tous les citoyens, mais les premiers qu'elle cherche à protéger, ce sont les agriculteurs », affirme Élisabeth Claverie de Saint-Martin, future directrice de l’agence sanitaire, à l’Assemblée nationale le 15 avril, évoquant les pesticides. L’actuelle présidente-directrice générale (PDG) du Cirad a été proposée par le président de la République pour prendre la direction de l’Anses, une nomination qui devait être votée par les commissions des Affaires sociales de l’Assemblée et du Sénat. Élisabeth Claverie de Saint-Martin défend les travaux de l’agence qui visent à protéger en premier lieu les agriculteurs, qui sont « les plus impactés par les maladies neurodégénératives », « les cancers liés aux pesticides », et par « les maladies professionnelles ».
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Des tensions avec le monde agricole qui s’expliquent selon la future DG de l’Anses
La future directrice de l’Anses rejette l’idée d’une « analyse scientifique froide » qui serait opposée à « la réalité des filières » agricoles. « La plupart des scientifiques connaissent la réalité des filières », soutient-elle, citant par exemple les travaux du Cirad et de l’Anses dans les plans Écophyto et du Parsada. Les scientifiques « écrivent ce qu'ils jugent pertinent d'écrire, ils vont chercher les données pertinentes, et je crois que vous pouvez leur faire confiance », défend Élisabeth Claverie de Saint-Martin.
« Le temps de la recherche est long et le temps des agriculteurs, c'est un temps économique et court »
Au Sénat, la haute fonctionnaire a toutefois reconnu l’existence de « tensions » entre le monde agricole et l’Anses, les expliquant notamment par le temps de la recherche. « Quand il y a une impasse, on repart en recherche fondamentale. […] Mais le temps de la recherche est long et le temps des agriculteurs, c'est un temps économique et court », soutient-elle.
Dans ses priorités à la direction de l’Anses, Élisabeth Claverie de Saint-Martin souhaite notamment « donner confiance » aux salariés de l’agence, « dans un contexte où l'utilité des agences est parfois questionnée, et où les moyens financiers peuvent être réduits. »
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