Sécheresse : les associations spécialisées d’élevage ruminant demandent une aide de crise
La FNB, la FNPL, la FNO et la FNEC demandent une aide de crise au ministère de l’Agriculture, pour permettre aux éleveurs d’acheter des fourrages et prévenir la décapitalisation. Elles en appellent également au soutien des filières, par les prix.
La FNB, la FNPL, la FNO et la FNEC demandent une aide de crise au ministère de l’Agriculture, pour permettre aux éleveurs d’acheter des fourrages et prévenir la décapitalisation. Elles en appellent également au soutien des filières, par les prix.
Des vagues de chaleurs successives et des températures records depuis le mois de mai, peu de précipitations, l’été 2026 a été marqué par la sécheresse.
Les prairies sont grillées dans tout le pays, et les éleveurs doivent affourager leurs animaux, depuis de longues semaines. « L’affouragement continue car les quelques pluies ne réussissent pas à faire redécoller la pousse de l’herbe », a indiqué Patrick Bénézit, président de la FNB lors d’une conférence de presse le 1er septembre.
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Face à cette sécheresse d’ampleur exceptionnelle, « il va falloir acheter du fourrage, pour éviter la décapitalisation, a ajouté Yohann Barbe, président de la FNPL. Nous estimons qu’il va manquer près de 50 % des besoins des 10,6 millions d’UGB français, soit environ 27 millions de tonnes de fourrages. Dans un contexte d’offre réduite, si on estime le coût des fourrages à 200 €/t, cela représente 5,4 milliards d’euros ».
« Les prix payés aux producteurs doivent pouvoir repartir à la hausse »
Les quatre associations spécialisées d’élevage ruminant (FNB, FNPL, FNO et FNEC) appellent à la fois les filières et le ministère de l’Agriculture à soutenir les éleveurs.
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« Il faut que les filières prennent leurs responsabilités, et nous soutiennent, au niveau des prix, a exprimé Patrick Bénézit. Nos productions ont subi des baisses de prix ces derniers mois, qui n’ont pas été répercutées aux consommateurs. Les prix payés aux producteurs doivent pouvoir repartir à la hausse ».
« Certains éleveurs hésitent à acheter du fourrage, si les prix du lait ne suivent pas », a précisé Yohann Barbe.
Des enquêtes de terrain pour l’indemnisation des pertes de production des prairies
« L’Etat doit également apporter une partie de la solution, a indiqué Patrick Bénézit, notamment en donnant accès aux éleveurs au fonds de solidarité auquel ils abondent ».
En effet, les associations spécialisées critiquent le fonctionnement de l’ISN, dont le déclenchement se base sur un indice de pousse de l’herbe (IPP) établit grâce à des images satellitaires.
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« Le système satellitaire ne fonctionne pas, a expliqué Emmanuel Fontaine, président de la FNO. Il établit une moyenne annuelle, par exemple, en automne, il voit que les prairies reverdissent, mais la pousse n’est parfois pas suffisante, ou pas exploitable. De plus, il ne voit pas la quantité de fourrages consommé lorsque l’herbe ne pousse pas ».
Ainsi, la FNB, la FNPL, La FNO et la FNEC demandent une évolution du dispositif assurantiel des prairies, vers des enquêtes de terrain.
« Nous avons alerté sur ce sujet dès juillet, et nous n’avons pas eu de retours du ministère », a rappelé Patrick Bénézit.
Une aide directe à l’UGB
Toutefois, le fonds ISN ne suffira pas à satisfaire les 3 milliards d’euros demandés à l’Etat par les quatre associations spécialisées. « Il faudrait une aide directe, à l’UGB, ce serait un signal d’espoir pour les éleveurs », a exprimé le président de la FNB.