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PAC : les filières bovine, ovine et caprine réclament un soutien renforcé à l’élevage de ruminants

Dans un communiqué daté du 15 juin, les fédérations des éleveurs de ruminants demandent une future PAC ambitieuse qui renforce les aides couplés aux animaux et plafonne les aides à la surface. La Fnec, La FNPL, la FNB et la FNO demandent aussi une meilleure rémunération des pratiques favorables à l'environnement. 

Ferme bovine laitière vue d'avion
Les fédérations des éleveurs de ruminants (Fnec, FNPL, FNO et FNB) défendent leurs positions pour décider de l'avenir de la politique agricole européenne.
© D. Hardy

Alors que les institutions européennes débattent de la future Politique agricole commune (PAC), les principales organisations syndicales représentant les éleveurs de ruminants français affichent leurs attentes. Dans un communiqué commun publié le 15 juin, la Fédération nationale bovine (FNB), la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), la Fédération nationale ovine (FNO) et la Fédération nationale des éleveurs de chèvres (FNEC) appellent à une PAC « forte, volontariste, ambitieuse et européenne ».

Lire aussi : PAC 2028-2034 : le Parlement européen vote pour une hausse de près de 50 % du budget proposé par Bruxelles

Les quatre fédérations d’éleveurs jugent insuffisante la proposition budgétaire présentée par la Commission européenne. Elles demandent un budget consolidé par rapport à la période actuelle afin de tenir compte de l’inflation, tout en refusant une intégration de la PAC dans les futurs plans de partenariat nationaux et régionaux. « La PAC doit conserver une dimension et un cadre européen, résolument commun à tous les États membres », souligne le communiqué.

Renforcer les aides couplées à l’élevage

Les représentants des filières alertent également sur la poursuite de la décapitalisation des cheptels français. « En France, ce sont plus d’un million de vaches, un million de brebis et 150 000 chèvres qui ont disparu depuis 2010 ! » alerte les syndicats d’éleveurs. Face à cette érosion du potentiel de production, ils plaident pour le maintien et le renforcement des aides couplées à l’élevage de ruminants.

Mieux prendre en compte le travail des éleveurs

Les organisations professionnelles soutiennent également la proposition de la Commission visant à instaurer à l’échelle européenne un mécanisme obligatoire de plafonnement et de dégressivité des aides surfaciques de base. Une mesure qui permettrait, selon elles, de mieux prendre en compte les économies d’échelle réalisées par les très grandes exploitations présentes dans certains États membres.

Lire aussi : Aides PAC 2025 : les montants réévalués à la hausse pour l’écorégime bio, les jeunes agriculteurs, les aides couplées animales et végétales

Elles défendent par ailleurs le maintien du paiement redistributif, qui soutient davantage les aides aux premiers hectares, afin de favoriser les actifs agricoles et de limiter les distorsions de concurrence au sein de l’Union européenne. 

Une meilleure reconnaissance des services environnementaux

Les élevages de ruminants « qui valorisent largement des surfaces herbagères et fourragères, y compris les terres peu productives », estiment aussi que les contributions environnementales de l’élevage restent insuffisamment rémunérées par la PAC actuelle. Elles mettent en avant le rôle des prairies, des haies, du pastoralisme et des surfaces fourragères dans le maintien de la biodiversité, la qualité de l’eau, le stockage du carbone et l’entretien des paysages. « Il est donc nécessaire de renforcer l’orientation des aides à vocation environnementales en faveur des fermes d’élevage, qui appuient l’autonomie alimentaire des cheptels de ruminants et sont favorables à l’environnement et à la biodiversité, en valorisant les productions herbagères, fourragères et pastorales. »

Donner des perspectives au secteur

Pour les quatre fédérations, l’avenir de l’élevage de ruminants dépend largement des choix qui seront faits dans la prochaine PAC. Appelant à « des perspectives claires et un cap affiché », l’élevage de ruminant demande une politique agricole qui « préserve ses modes de production et incite les éleveurs à investir et à poursuivre leur activité, essentielle pour la souveraineté alimentaire et la vitalité des territoires. »

Lire aussi : L’élevage de ruminants rend service à la biodiversité

Au-delà des enjeux économiques, elles voient dans cette future PAC un outil majeur pour favoriser le renouvellement des générations, en créant les conditions nécessaires à l’installation de nouveaux éleveurs et à la transmission des exploitations.

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