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Dans le Loir-et-Cher, jeunesse et rigueur pour un système performant

Benoît Payet, jeune installé dans le Loir-et-Cher, vient juste de reprendre la ferme de sa grand-mère. Il nous livre son parcours et la particularité de son système de trois agnelages en deux ans.

<em class="placeholder">Benoît Payet, éleveur ovin dans le Loir-et-Cher</em>
Benoît Payet, 21 ans, s'est installé en 2025 sur l'exploitation ovine de ses grands-parents, à Châteauvieux, dans le Loir-et-Cher.
© CSO 2024-2025

« Depuis petit j’aidais mes grands-parents sur leur ferme. Tout d’abord en élevage bovin, la ferme a évolué en exploitation caprine, pour finir vers l’atelier ovin actuel.

Le cheptel est constitué de 400 brebis de race Romane croisées Île-de-France. Elles sont toute l’année en bergerie. La reproduction est faite uniquement en monte naturelle. J’envisage de faire de l’insémination animale dans quelques années.

Une transmission réussie

Je commercialise mes agneaux à Terrena sous deux labels « Agneaux de nos régions » et « Label d’Anvial ». Je vends aussi de la paille et du foin à l’extérieur.

La transmission s’est très bien passée. Mes grands-parents sont toujours présents sur l’exploitation pour m’aider. Il y a aussi de l’entraide avec mes voisins et ma formation agricole (BTS productions végétales et le certificat de spécialisation ovine de Montmorillon) m’a aidé à y voir plus clair.

Concernant les périodes d’agnelage, elles commencent en septembre et se terminent en juin ce qui laisse du temps pour les travaux d’été. Cette pratique a toujours été présente sur la ferme.

 

 
<em class="placeholder">Brebis romanes croisées Ile de France</em>
Benoît Payet élève 400 brebis en système accéléré de trois agnelages en deux ans. © CSO 2024-2025

Elle nous permet d’optimiser la production de l’atelier et de garantir un renouvellement efficace. Le rythme accéléré fatigue énormément les brebis en raison du court laps de temps entre deux agnelages. Il faut donc que j’adapte correctement mes rations. J’ai l’opportunité d’avoir des fourrages de bonne qualité me permettant de garantir un bon état corporel de mes brebis.

Actuellement la place en bergerie est limitée, mes lots atteignent les 40 brebis pour deux béliers. J’ai donc un projet de construction d’une nouvelle bergerie.

Des idées plein la tête

Installé officiellement depuis janvier 2025, je souhaite augmenter le cheptel mais surtout construire cette nouvelle bergerie beaucoup plus fonctionnelle et moderne. En effet, les bâtiments actuels sont vieillissants et non regroupés. Cela me permettra ainsi d’améliorer mes conditions de travail et de gagner de la place.

Dans cette optique d’optimisation, je vais me doter du logiciel Oviclic pour suivre au mieux mon troupeau et gérer mes lots.

Sur l’aspect technique, je vais désormais faire échographier et dénombrer mes brebis pour mieux adapter les rations. En parallèle, je vais faire analyser mes fourrages dans le but de connaître leur valeur alimentaire.

Enfin, quand le temps me le permettra, je voudrais accueillir des stagiaires et des apprentis pour pouvoir leur transmettre mon savoir et pouvoir échanger. »

Parcours à l’installation

Installé depuis janvier 2025, Benoît nous a fait part de son parcours à l’installation et des difficultés qu’il a pu rencontrer. Son installation a été rapide du point de vue administratif, ce qui l’a presque pris au dépourvu !

Il a pu bénéficier d’aides d’un montant de 40 000 euros, lui permettant d’acheter le cheptel ovin et le matériel présent sur la ferme. Les bâtiments et le foncier sont quant à eux en fermage.

Ses conseils à l’installation pour les futurs éleveurs seraient de prendre le temps de construire son projet en prenant en compte tous les systèmes qui puissent exister et surtout de s’y prendre à l’avance.

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