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Copagno a vendu moins d’agneaux mais plus chers en 2024

Lors de son assemblée générale, le 27 mai, la coopérative Copagno a dévoilé les chiffres de l’année écoulée. Les volumes d’agneaux sont moindres mais l’envolée de la cotation permet un bon chiffre d’affaires.

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Thierry Orcière (à gauche) et Christophe Guillerand, lors de l'assemblée générale de Copagno, le 27 mai à Coren (Cantal).
© B. Morel

« En quatre ans, le prix au kilo de l’agneau vif a pris plus de 3 euros. On peut s’en réjouir, mais cela suscite aussi des craintes pour l’avenir, estime Thierry Orcière, président de Copagno. Cette envolée du prix a, entre autres, pour cause l’inflation et le manque d’agneaux sur le marché. »

Lors de son assemblée générale, le 27 mai à Coren dans le Cantal, la coopérative ovine auvergnate a présenté les chiffres de vente de 2024. Avec 240 adhérents, répartis sur huit départements allant de la Creuse à l’Ardèche et 68 700 brebis, Copagno a commercialisé 72 166 ovins en 2024 (contre 78 600 en 2023). Le débouché le plus important est le Label rouge Agneau du Pays d’Oc, avec près 28 000 têtes.

Une médaille d’or pour le Label rouge

« Ce label a beaucoup augmenté depuis la Covid-19 », pointe Christophe Guillerand, directeur de la coopérative, qui compte seize salariés sur trois sites. Copagno développe sa gamme pour valoriser un maximum d’agneaux sur le marché, selon les conformations, les poids et systèmes d’élevage. « L’agneau Pays d’Oc a obtenu une médaille d’or au concours général agricole cette année encore, le travail de qualité des éleveurs est reconnu et se retrouve dans le produit final », apprécie-t-il.

Néanmoins, « 2024 restera dans nos têtes comme une année difficile, avec près de 5 000 brebis mortes de la FCO8 et une production en baisse de 2 800 agneaux imputable à la maladie. Les élevages ont subi des pertes de cheptel allant de 5 à 25 %. C’est dans ces moments aussi que l’on trouve la force et l’intérêt de la coopérative, avec des équipes sur le terrain et disponibles pour soutenir les éleveurs aussi bien sur le volet technique qu’administratif », conclut Thierry Orcière, par ailleurs éleveur dans le Puy-de-Dôme.

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