Aller au contenu principal

PAC : le tribunal de l’UE confirme une correction financière de 46 millions imposée à la France

Le tribunal, dans un arrêt du 21 septembre, a rejeté le recours de la France contestant une correction financière d’un montant de 46 millions d’euros demandée par la Commission européenne.

PAC
© Pixabay

L’affaire remonte à 2016, quand la France notifie à la Commission européenne une mesure de soutien couplé en faveur du secteur des protéagineux. Les surfaces éligibles à ce soutien étaient celles cultivées en légumineuses fourragères pures, en mélange entre elles ou en mélange avec d’autres espèces, telles que les graminées, si les légumineuses étaient prépondérantes. À la suite d’une enquête qu’elle a diligentée, la Commission a constaté que les conditions d’éligibilité pour ledit soutien n’étaient pas conformes au droit de l’Union.

Selon elle, les graminées n’étant pas mentionnées dans la liste des secteurs et des productions éligibles, les mélanges de légumineuses avec des graminées ne pouvaient pas bénéficier d’un soutien couplé.

Lire aussi : tous nos articles sur la PAC

L’Etat financera cette sanction et non les agriculteurs

La Commission a alors exclu du financement de l’Union européenne un montant de près de 46 millions d’euros correspondant aux dépenses engagées par la France au titre du soutien couplé facultatif en faveur de la production de légumineuses fourragères, afférentes à l’année de demande 2017.

Malgré la contestation de la France qui a fait valoir que les mélanges de légumineuses et de graminées étaient une pratique courante et établie au niveau national, le tribunal de la Cour de justice de l’UE a donné raison à Bruxelles, considérant notamment que le soutien couplé constitue déjà un régime d’aide dérogatoire et que ses conditions d’application doivent donc être interprétées de manière stricte. Interrogé par Agra presse sur le financement de cette sanction, le cabinet du ministre de l'Agriculture a indiqué qu'il reviendra à l'Etat, et non aux agriculteurs, de la payer.

Les plus lus

Carte des zones réglementées, vaccinales I et vaccinales II pour la DNC dans le Sud-Ouest de la France au 27 janvier 2026.
Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : une première partie de zone réglementée levée dans le Sud-Ouest

Aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) n'a été découvert depuis le 4 janvier 2026 en Ariège. Après la levée…

Agriculteurs rassemblés devant le Parlement européen à l’appel de la FNSEA, et des Jeunes agriculteurs et soutenu par le Copa-Cogeca ce 20 janvier.
Mercosur : « L’Europe ne peut pas être dure avec ses agriculteurs à l’intérieur et faible quand il s’agit de l’extérieur »

Près de 6000 agriculteurs, provenant de 15 Etats membres de l’Union européenne, sont rassemblés à l’appel de la FNSEA et des…

Cartes des foyers de FC03 et FCO8 depuis le 1er juin 2025
La progression des cas de FCO 3 et 8 ralentit sur le territoire

Selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture en date du 5 février, 7555 foyers de FCO de sérotype 3 et 3370…

Le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles vu de l'extérieur, avec des drapeaux européens.
Budget PAC 2028-2034 : malgré l’annonce des 45 milliards d’euros mobilisables « le compte n’y est pas pour la France », estime Farm Europe

Malgré les récentes annonces d’Ursula von der Leyen sur le budget de la future PAC, « le compte n’y est pas pour la…

poules entrant dans un bâtiment
En Bretagne, la justice annule le permis de construire de quatre poulaillers, jugés trop proches du rivage

Les quatre poulaillers, dont le projet de construction avait fait couler beaucoup d’encre en Ille-et-Vilaine, n'auraient pas…

Main de souris d'ordinateur cliquant sur quatre graphiques en fond d'image.
Aides PAC : les conséquences illustrées de la réforme de 2023 pour comprendre qui sont les gagnants et les perdants

La réforme de la PAC en 2023 n’a pas été sans effets sur les aides versées, comme le soulignait un rapport d’Agreste publié en…

Publicité