Aller au contenu principal

Comment les Safer s'opposent localement aux cessions de parts sociales

Pour limiter les agrandissements de structures déja conséquentes, la Safer de Normandie a créé une SCEA. Elle peut ainsi intervenir en demande concurrente lors des demandes d'autorisation d'exploiter effectuées via des cessions de parts sociales.

Les transmissions de parts sociales peuvent constituer un outil pour contourner le contrôle des structures... mais pour combien de temps ?  © T. Baudart
Les transmissions de parts sociales peuvent constituer un outil pour contourner le contrôle des structures... mais pour combien de temps ?
© T. Baudart

Au moment de l’acquisition partielle de parts sociales d’une société, les agriculteurs doivent solliciter une demande d’autorisation d’exploiter auprès de la DDTM.

Leur dossier, qui détaille l’ensemble des associés et des terres cultivées, sera examiné par la commission départementale des structures (CDOA), composée de représentants des organisations professionnelles, d’élus et de personnels de l’administration. Bien souvent, cette instance ne peut qu’avaliser la demande, réduisant l’instruction du dossier à une simple formalité : la cession de parts sociales n’étant pas publique, aucune demande concurrente n’est jamais déposée et c’est le seul argument pour s’y opposer. Les choses pourraient toutefois évoluer.

Refuser certaines autorisations d'exploiter

En Normandie, la Safer a créé une structure juridique pour intervenir en demande concurrente, la SCEA Safer de Normandie, soutenue par le syndicat JA, qui déplore les difficultés d’installation des jeunes. Objectif : contrer les projets déjà bien dotés en foncier et refuser certaines autorisations d’exploiter.

Une « démonstration politique forte » de l’organisme qui renforce aussi la défiance de ses détracteurs à son égard.

Les plus lus

<em class="placeholder">Famille Battitt Crouspeyre, parents et enfants au milieu des vignes</em>
« Un mois avant la naissance prévue de ma fille, j’organise mon exploitation en vue de mon congé paternité »

Battitt Crouspeyre, viticulteur dans les Pyrénées-Atlantiques et futur papa, a déjà envoyé son formulaire à la MSA. Il achève…

<em class="placeholder">Application d&#039;un produit phytosanitaire sur blé. </em>
Produits phytosanitaires : la fin de la séparation de la vente et du conseil est actée

L’arrêté publié le 22 décembre entérine la fin de la séparation entre la vente et le conseil des produits…

<em class="placeholder">Paysage de parcelles de grandes cultures.</em>
PAC 2026 : les simplifications déjà actées et celles à valider par la France

Les assouplissements validés en 2024 et 2025 restent d’actualité pour 2026, et notamment ceux relatifs aux …

<em class="placeholder">Parcelle de blé à moitié récoltée avec un orage menaçant. </em>
Exploitations de grandes cultures : des adaptations indispensables pour être viables en 2050
Quelle sera la viabilité économique d’une exploitation de grandes cultures française en 2050 ? L’étude conduite par…
<em class="placeholder">Chargement de 6000 tonnes d orge dans un bateau sur le terminal Senalia du port de Rouen, à destination de l&#039;Amérique du Sud. Transport maritime. Commerce des matières ...</em>
Prix des engrais et MACF : la Commission européenne propose des ajustements jugés insuffisants par les organisations agricoles

La Commission européenne va adopter trois règlements d’exécution pour « ajuster » le mécanisme d’…

Parcelle de fèverole en Charente.
Grandes cultures : 300 € d’aides PAC en moins par exploitation après la réforme de 2023

Les exploitations de grandes cultures font partie des perdantes de la programmation PAC 2023-2027. Elles enregistrent une…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures