Neuf races bovines locales développent le contrôle de performances
Les races bovines locales à petits effectifs connaissent une progression démographique depuis les années 80, mais manquent de références techniques. Le projet Dirape vise à les créer avec un volet zootechnique et génomique, et aussi un volet économique.
Les races bovines locales à petits effectifs connaissent une progression démographique depuis les années 80, mais manquent de références techniques. Le projet Dirape vise à les créer avec un volet zootechnique et génomique, et aussi un volet économique.
Neuf races bovines locales à petits effectifs sont lancées dans le projet Dirape, piloté par Idele avec un financement Carnot France Futur Élevage, qui se terminera fin 2027. Il vise à rassembler notamment des données zootechniques et génomiques. « Une prise en charge financière du contrôle de performances en VA0 ou VA4 est comprise dans le projet afin d’avoir des références plus robustes pour les races. Le pointage des adultes par l’OS Races bovines locales à petits effectifs est compris dans ce projet pour actualiser la population de mères à taureaux », présente Louise Joly de l’Institut de l’élevage. Des pesons ont été fournis à chaque race pour que les éleveurs collectent les tours de poitrine et poids de naissance des veaux. L’objectif est de créer les équations de correspondance entre poids de naissance et tour de poitrine pour pouvoir suivre les facilités de vêlage. Le projet finance également le génotypage d’un maximum de mâles reproducteurs et des femelles d’intérêt. Le génotypage des taureaux d’IA est renouvelé avec la puce ADN d’aujourd’hui.
Pesée et mesure du tour de poitrine à la naissance
« Ce projet est une étape pour ces races, car il permet de créer des références zootechniques et génomiques qui prennent en compte les systèmes d’élevage », explique Louise Joly. Le deuxième volet du projet porte en effet sur la caractérisation des systèmes d’élevage, avec calcul des coûts de production et diagnostics de biodiversité et durabilité. Le troisième volet se consacre à la communication. L’objectif global de Dirape est de faciliter l’élevage des races bovines locales à petit effectif aujourd’hui, et de favoriser les installations d’éleveurs de demain.
Des repères pour les éleveurs
« Pour la race maraîchine, la préservation de la race est acquise et l’organisme de sélection gère le maintien de la diversité génétique. Le programme Dirape, lui, nous permet de développer le pointage et le contrôle de performances », explique Jacques Gelot de l’association de la vache maraîchine. « Il va aider les éleveurs à se repérer et ouvre peut-être à plus long terme sur les choix et orientations génétiques. Les aides spécifiques pour les races menacées vont très probablement s’amenuiser à l’avenir. » La maraîchine compte 2 500 femelles de plus de 2 ans avec 140 détenteurs.