Aller au contenu principal

NeoFarm lève 30 millions d’euros et crée une ferme maraîchère automatisée de 25 hectares dans l’Essonne

NeoFarm qui installe et opère des fermes maraîchères automatisées en utilisant les pratiques de l'agroécologie, vient de lever 30 millions d’euros pour se développer, en lançant notamment un nouveau site de production de 25 hectares dans l’Essonne.

légumes sous serre
NeoFarm est spécialisé dans l’installation de fermes maraîchères automatisées.
© NeoFarm

Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture s’est rendue dans les Yvelines, à Saint-Nom-la Bretêche, le 30 juin pour visiter NeoFarm. Créée en 2018, l’entreprise française qui est spécialisée dans l’installation de fermes maraîchères automatisées s’appuyant sur l’agroécologie vient de lever 30 millions d’euros. Ce nouveau financement se compose de fonds propres, à hauteur de 23 millions d’euros, et d’une aide publique de près de 5 millions d’euros, dans le cadre du plan France 2030, via le programme « Résilience et capacités agroalimentaires » opéré par Bpifrance. En complément, un financement bancaire de plusieurs millions d’euros a été sécurisé, notamment auprès de la BPI. Eurazeo, ADEME Investissement, Cléry et le family office de la famille Schmidt rejoignent les actionnaires existants : le management de NeoFarm, Technofounders, F.A.M.M. et Duval Ventures.

Une vingtaine de variétés de légumes cultivées

Le concept de NeoFram consiste à développer un modèle de production maraîchère locale, rentable et durable, qui s’appuie à la fois sur l’agronomie, l’agroécologie, la biodiversité et l’innovation technologique, indique la start-up dans un communiqué. Inspiré de la permaculture, il permet de cultiver, à grande échelle, en pleine terre, plus d’une vingtaine de variétés de légumes certifiés bio, sans intrants chimiques, avec une autonomie quasi complète en eau, explique l’entreprise. Ce modèle s’appuie sur un outil robotisé unique et un logiciel de gestion maraîchère créés par NeoFarm ainsi qu’une équipe d’ingénieurs. 

A relire : NeoFarm, la révolution agricole en marche dans l’Eure-et-Loir

120 tonnes de légumes produites chaque année

NeoFarm compte aujourd’hui une trentaine d’employés, trois sites de production opérationnels et une production annuelle s’élevant à 120 tonnes de légumes. L'intégralité de la production est vendue aux grandes centrales d’achats, dans les réseaux GMS et SMB, aux régies alimentaires des établissements publics ou directement aux consommateurs locaux.

 

Une ferme de 25 hectares va voir le jour dans l’Essonne

Grâce à cette levée de fonds, NeoFram va poursuivre son développement, en lançant notamment sa première ferme de grande envergure (25 ha dont 10 ha sous serres) à Lisses, dans l’Essonne, dans le courant du second semestre 2025. Ces 10 ha sous serres seront décomposés en 4 blocs de 2,5 ha, dont chacun sera équipé de deux robots. L’entreprise explique qu’il y aura 7 ha de zones de biodiversité (3 km de haies ~13 km de bandes fleuries permanentes, +10 mares vivantes et des zones humides) et des infrastructures de récupération des eaux pluviales à destination de l’irrigation permettant une autonomie en eau hors période de grande sécheresse.

A relire : Deux premières fermes pour débuter le vaste déploiement du modèle NeoFarm

Plus de 25 autres fermes prévues d’ici à fin 2030

Autres infrastructures prévues : une pépinière et un espace de conditionnement et de préparation des légumes ainsi qu’une chambre froide, un espace de stockage de marchandises sèches, des quais de chargement, des locaux techniques, des bureaux et un espace de vie. Le site abritera 8 outils robotisés NeoFarm et emploiera plus de 30 maraîchers dans des « conditions de travail repensées et améliorées ». Il aura une capacité de production annuelle de 1 300 tonnes de légumes, soit l’équivalent de 17 000 élèves nourris chaque année en cantine scolaire selon l’entreprise qui prévoit la création de plus de vingt-cinq fermes de ce type d’ici à fin 2030. 

Les plus lus

Carte des zones réglementées et vaccinales en lien avec la DNC au 20 février 2026.
Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : levée de la zone réglementaire du Sud-ouest à la veille du salon de l’agriculture

Aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) n'a été découvert depuis le 2 janvier 2026. La ministre de l'…

Cartes des foyers de FC03 et FCO8 depuis le 1er juin 2025
La progression des cas de FCO 3 et 8 ralentit enfin fortement sur le territoire

Selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture en date du 19 février, 7570 foyers de FCO de sérotype 3 et 3378…

Paysage agricole dans le Sud-Ouest.
Aides PAC 2025 : quels sont les montants réévalués pour les aides découplées, les écorégimes et les aides bovines, ovines et caprines ?

Des arrêtés parus au journal officiel du 28 novembre 2025 réévaluent les montants des aides découplées de l’aide PAC 2025 et…

tracteur moissonnant dans un champ de blé
Les exploitations agricoles françaises sont-elles trop petites par rapport à leurs concurrentes européennes?

Dans un rapport de janvier intitulé « Les exploitations françaises sont-elles compétitives par rapport à leurs…

groupe de personnes posant pour la photo
Prêts garantis agricoles (Inaf) : comment les agriculteurs peuvent-ils en bénéficier ?

Le lancement de la seconde phase de déploiement de l’Initiative nationale pour l’agriculture française (Inaf) avait eu lieu en…

Cour de ferme d’une exploitation agricole
Le PLF 2026 définitivement adopté : quelles mesures pour les agriculteurs ?

Le projet de loi de finances pour 2026 a été adopté le 2 février. Le texte sera publié au JORF après l’avis du Conseil…

Publicité