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Eau
Nappes phréatiques : situation satisfaisante avec des niveaux proches des moyennes mensuelles

La situation des nappes phréatiques au mois d'octobre est satisfaisante, avec des niveaux proches des moyennes mensuelles. En novembre, les tendances dépendront essentiellement de la pluviométrie.

carte nappes phréatiques novembre 2021
© BRGM

Pour le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le mois d’octobre 2021 a été une période de transition pour les nappes. Sur les secteurs les plus arrosés, les précipitations et la mise en dormance de la végétation permettent une infiltration en profondeur des eaux. Cela se traduit sur les niveaux des nappes par une inversion des tendances : en octobre, 19 des 34 indicateurs sont en hausse ou stables. Les niveaux sont autour de la moyenne mensuelle à hauts dans les bassins Rhin-Meuse, Artois-Picardie, Seine-Normandie, Loire-Bretagne et Garonne. L’état des nappes a peu évolué en octobre par rapport au mois précédent même s’il se dégrade légèrement sur les nappes réactives au nord-est. Sur le bassin du Rhône, la situation des nappes réactives des alluvions du Rhône, de la Saône et de leurs affluents se dégrade lentement mais les niveaux restent satisfaisants, de modérément hauts à comparables aux normales.
 

La situation s'améliore dans le sud

Au sud, la situation est restée fragile durant une grande partie de l’été sur les nappes réactives du littoral méditerranéen, de Corse, de l’Adour et du Gave de Pau. Les apports pluviométriques de septembre et d’octobre ont permis d’améliorer l’état de ces nappes. En octobre, les niveaux étaient comparables aux normales à modérément bas. Cependant, certains secteurs restent fragiles et affichent encore localement des niveaux critiques, par exemple les nappes des karsts montpelliérains, la nappe des alluvions de l’Orb et la nappe des alluvions de la Durance amont et de ses affluents.

Les nappes alluviales de la Garonne avale et de la Dordogne, les nappes de la craie picarde et champenoise ainsi que les nappes du socle du Massif armoricain présentent des situations très favorables, avec des niveaux hauts par rapport aux mois d’octobre des années antérieures.
 

Les prochaines tendances liées à la pluviométrie

A l’inverse, la nappe des cailloutis pliocènes de Bourgogne-Franche-Comté et la nappe de la molasse miocène du Bas Dauphiné comme les nappes alluviales du littoral languedocien et l’aquifère multicouche du Roussillon ou encore les nappes alluviales de Corse montrent des situations moins favorables, avec des niveaux sous les moyennes de tous les mois d’octobre.

Les prévisions de MétéoFrance pour novembre, décembre et janvier 2022 ne privilégient aucun scénario pour les températures et pour les précipitations sur l’ensemble du territoire. Selon le BRGM, les tendances des prochaines semaines vont dépendre exclusivement des pluies infiltrées, et donc des cumuls pluviométriques, et de l’inertie de la nappe. Courant septembre et octobre, des niveaux en hausse ou stables ont été observés sur des nappes réactives des deux-tiers sud de la France. En cas de précipitations, de nouveaux épisodes de recharge devraient être enregistrés sur les nappes réactives. Les situations devraient alors continuer à s’améliorer. Concernant les nappes inertielles du couloir Rhône-Saône, le début de la recharge devrait se confirmer et la situation s’améliorer très lentement. Sur le nord de la France, la recharge n’a pas débuté en octobre. Les pluies de novembre devraient permettre d’inverser les tendances et la recharge pourrait alors se généraliser rapidement sur les réactives et plus lentement sur les nappes inertielles. Si les pluviométries sont insuffisantes, la vidange pourrait reprendre sur les nappes impactées. La situation des nappes se dégradera notamment sur les nappes les plus réactives. L’état des nappes du sud-est de la France, fragilisées par un étiage estival assez sévère, sera à surveiller particulièrement.

Retrouvez par ailleurs notre dossier : Les chroniques météo de Serge Zaka

 

 
 

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