Nappes phréatiques : 61 % des niveaux en dessous des normales mensuelles
La situation des nappes reste dégradée, d’après le dernier point de situation publié le 8 septembre 2026 par le BRGM. Au 1er septembre, 90 % des niveaux des nappes phréatiques sont en baisse.
La situation des nappes reste dégradée, d’après le dernier point de situation publié le 8 septembre 2026 par le BRGM. Au 1er septembre, 90 % des niveaux des nappes phréatiques sont en baisse.
À l’instar du mois précédent, la situation des nappes phréatiques en France demeure « majoritairement dégradée », d’après le dernier bulletin du BRGM publié le 8 septembre 2026. Au 1er du mois, 61 % des points d’observation ont des niveaux en dessous des normales mensuelles. Une situation plus difficile qu’en 2025, où, à la même date, 44 % des niveaux étaient en dessous des normales.
Crédit : BRGM
Légende couleurs : Rouge = Très bas ; Orange foncé = Bas ; Orange = Modérément bas ; Jaune = Comparable à la normale ; Bleu clair = Modérément haut ; Bleu = Haut et Bleu foncé = Très haut
La vidange se poursuit, avec, au 1er septembre, 90 % des niveaux en baisse. « L’intensité de la vidange apparaît plus marquée que celle d’août 2025 », précise le BRGM, à cause du déficit en pluie efficace depuis le mois de mai, de la sécheresse et des températures élevées depuis juin.
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Une situation contrastée sur le territoire
Les nappes du socle limousin, des calcaires du Jura et de la plaine nord d’Alsace sont particulièrement concernées, avec des niveaux « très bas ». Tandis que ceux des nappes des formations de la Vistrenque sont toujours hauts.
Le niveau des nappes inertielles continue de baisser sauf, pour la nappe des cailloutis du Sundgau qui reste stable, comme le mois précédent. Même constat pour les nappes réactives. Seules les nappes des calcaires karstifiés du Quercy, des bassins de la Limagne, du socle des Cévennes et montagne noire et des alluvions de l’Hérault et des formations tertiaires du Bas-Rhone et de la Durance ont des niveaux qui se stabilisent.
Le BRGM indique que cette situation de vidange est « habituelle pour la période ». Conséquence de la faible infiltration des pluies orageuses, des températures estivales ainsi que des prélèvements pour l’irrigation et le tourisme à échelle locale. Les suites de la saison données par le bureau sont incertaines et contrastées selon les régions du territoire. Les niveaux dépendront en grande partie des précipitations automnales. Néanmoins, « la situation est déjà préoccupante », précise le BRGM, pour des nappes à réactivité élevées comme celles du socle limousin, des calcaires du Jura et de la plaine nord d’Alsace.
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