« Tous les éleveurs de ruminants sont capables de communiquer ensemble et nous en sommes fiers », apprécient les membres de la CNE et leurs partenaires filières, lors d’une conférence organisée au Sommet de l’élevage 2024, à Cournon-d’Auvergne. Crédits : © J. Pertriaux
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« Pour garantir la durabilité de la filière bovine française, la diversification des débouchés est essentielle, tant sur le marché national qu'à l'export », résume l'interprofession du bétail et des viandes (Interbev) à l'occasion d'une conférence organisée au Sommet de l'Elevage le 3 octobre 2024. Crédits : © Interbev
vache salers avec son veau
Conséquence directe de la décapitalisation bovine, la baisse des exportations françaises de broutards s'est intensifiée ces trois dernières années. A l'inverse, les mises en place de broutards dans les ateliers d'engraissement en France parviennent à maintenir une bonne dynamique. Crédits : © L. Pouchard
Distillerie, distillation, cuivre, cognac, eau-de-vie
Vignobles Lescure, à Claix, en Charente
La Chine vient d'annoncer l’imposition à partir du 11 octobre prochain de droits additionnels à l’importation, pour toutes les boissons spiritueuses à base de vin originaires de l’Union Européenne, autrement dit principalement le cognac, l’armagnac et les brandies Crédits : © Clara de Nadaillac
vente aux enchères vaches salers label rouge sommet de l'élevage 2024
Dix vaches de boucherie label rouge, toutes âgées de moins de dix ans et à un poids moyen de 870 kilos vifs, ont été exposées dans le zénith d'Auvergne à l'occasion d'une vente aux enchères, le vendredi 4 octobre au Sommet de l'élevage. Crédits : © L. Pouchard
Cette baisse devrait s'opérer à partir de fin 2024. Lactalis compte réduire ses volumes de 450 millions de litres (Ml) de lait d’ici 2030, soit plus de 8 % de la collecte laitière française (5,1 milliards de litres). L’industriel baissera sa collecte de 160 ml dans l’Est et le sud des Pays de la Loire à l’horizon 2026. Selon la principale association d’organisations de producteurs livrant à Lactalis, l’Unell, « 272 producteurs sont ciblés » dans des « zones très circonscrites ». « Lactalis veut rompre leur contrat d’ici la fin de l’année et il y a un an de préavis, donc ça veut dire un arrêt de la collecte fin 2025 », explique le président de l’Unell Yohann Serreau à Agra Presse. Volumes de lait excédentaire ? En outre, d’ici 2030, Lactalis ne renouvellera pas son contrat de l’ordre de 160 Ml de lait avec « une coopérative ». Selon le président de la FNPL (producteurs de lait, FNSEA), Yohann Barbe, il pourrait s’agir d’Unicoolait (Lorraine, Alsace). Le groupe ne détaille pas sa stratégie pour « la seconde étape » qui concernera les 130 Ml restants. Les volumes concernés par le plan de réduction de Lactalis sont « des volumes de lait excédentaires », valorisés par l’industriel sur les marchés internationaux. « Une déflagration pour le milieu laitier » Lactalis souhaite « se recentrer sur les produits de grande consommation français, mieux valorisés car moins sujets aux aléas des marchés mondiaux », explique son communiqué. « L’annonce est une déflagration pour le milieu laitier », a réagi le lendemain le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, sur France info. « Quand vous êtes collectés par le numéro 1 mondial, vous avez le sentiment que vous êtes avec quelqu’un de solide et pourtant il y a des marchés mondiaux », a-t-il souligné. « Pour nous, l’enjeu ce matin est de s’assurer que les producteurs de lait continueront à trouver quelqu’un qui leur collecte le lait », a affirmé le patron du syndicat majoritaire. La FNPL reçue par Annie Genevard Dans la foulée de cette annonce, Yohann Barbe, accompagné de son secrétaire général, Stéphane Joandel, a été reçu par la ministre de l'Agriculture. La FNPL fustige la communication de Lactalis qui souligne que cette décision vise à soutenir la valorisation du lait aux producteurs, avec une nouvelle formule de prix du lait signée au printemps avec les OP. « Lactalis ne vise pas à une meilleure valorisation du prix du lait payé aux producteurs, mais plutôt à les lâcher sans scrupule ! pointe le syndicat dans un communiqué de presse. Comment s’assurer que demain les producteurs de lait seront encore collectés sur tous les territoires, sans qu’une concurrence interrégionale ne s’installe ? L’économie des territoires est fondamentale, nos responsables politiques locaux doivent aussi prendre la mesure de la situation. » Annie Genevard les a assurés de « son plein soutien et de son engagement aux côtés des producteurs pour maintenir une activité laitière dans les élevages concernés. Il est nécessaire que tous, à l’amont et à l’aval, unissent leurs efforts et leur volonté pour défendre notre capital productif alimentaire, dans la filière laitière comme dans les autres. Ce sera ma priorité. J’attends de nos leaders industriels le même engagement et la même ambition pour la production alimentaire française. » Crédits : © © O. AMY / CNIEL
Valoria, le syndicat des professionnels de la valorisation en alimentation animale des coproduits et écarts de production agroalimentaire, valorise les coproduits de l'industrie agroalimentaire. Crédits : © Yanne Boloh
Le MIN de Bordeaux reflète la production régionale : avec 830 000 tonnes de fruits et légumes frais récoltés par an, la région Nouvelle-Aquitaine est un poids lourd du secteur. Photo d'archives FLD Crédits : © Philippe Gautier