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Mildiou de la pomme de terre : « J’adapte le choix des fongicides en fonction de la phase de croissance »

Producteur de 50 hectares de pomme de terre à Bucquoy (Pas-de-Calais), Benoît Vandenbossche adopte la stratégie d’alternance des produits et des modes d’actions à chaque traitement anti-mildiou.

<em class="placeholder">portrait de Benoît Vandenbossche, agriculteur à Bucquoy (62),   </em>
Benoît Vandenbossche, agriculteur à Bucquoy (62), "Des fongicides sont appliqués en mélange, tels Zorvec et Revus. En 2024, j’ai associé ce dernier à 0,4 l/ha à Pygmalion à 2 l/ha, sachant que le développement de résistance du mildiou concerne notamment le produit Revus."
© SCEA Ferme d Quesnoy

« Je suis les réunions techniques des coopératives et d’Arvalis pour rester informé sur les évolutions de résistances des souches de mildiou à certains fongicides. J’adopte la stratégie d’alternance des produits et des modes d’actions à chaque traitement. Le choix des fongicides se fait en fonction des phases de croissance de la pomme de terre. Ainsi, en 2024, en début de cycle, j’ai utilisé le produit Leimay, du Shirlan ou un peu de Ranman Top. La phase de croissance active est la plus délicate à gérer. Elle peut s’étaler jusqu’à début juillet. J’y applique des produits haut de gamme comme Revus, Zorvec, Infinito, Ranman…

Des fongicides sont appliqués en mélange, tels Zorvec et Revus. En 2024, j’ai associé ce dernier à 0,4 l/ha à Pygmalion à 2 l/ha, sachant que le développement de résistance du mildiou concerne notamment le produit Revus. Les mêmes produits sont utilisés en végétation stabilisée avec du Leimay ou Shirlan et toujours avec la stratégie de changement à chaque application. En fin de végétation, on met plus de produits de contact, de type fluazinam et Ranman Top.

Selon les produits, le coût varie de 25 à 45 €/ha par traitement. Nos pommes de terre sont destinées à 80 % à la production de frites, ce qui nécessite d’obtenir de gros tubercules avec un cycle long de végétation. En 2024, année à risque fort en mildiou, leur protection a nécessité 15 à 20 traitements. Lors d’années très sèches, le programme fongicide s’est résumé à 5 ou 6 traitements. Nous avons recours à l’outil d'aide à la décision Mileos pour raisonner au mieux l’utilisation des produits en tenant compte des variétés et des conditions climatiques. »

SCEA Ferme du Quesnoy. 140 hectares dont blé et escourgeon pour moitié, 50 de pomme de terre (pour frites et export), 15 de betterave, lin textile, pois de conserve, carotte. Une partie irriguée.

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