Aller au contenu principal

Maine-et-Loire : Les Vergers d’Anjou reprennent le pôle ligérien d'Innatis, numéro deux de la pomme française

Le conditionnement des pommes françaises se restructure. Dans le cadre de la procédure de sauvegarde engagée en octobre 2025, le groupe familial Innatis va céder son pôle ligérien à la coopérative Les Vergers d’Anjou.

<em class="placeholder">Station fruitière de Pomanjou à Verrières-en-Anjou dans le Maine-et-Loire.</em>
Le pôle ligérien d'Innatis comprend une station fruitière inaugurée en novembre 2023 et dotée d'équipements performants.
© T. Goussin

Le groupe familial angevin Innatis, considéré comme le numéro deux français de la pomme, a trouvé un repreneur pour son pôle ligérien : ses entreprises, ses vergers et sa station fruitière vont être cédés à la coopérative Les Vergers d’Anjou pour sept millions d’euros, selon Les Échos. La vente a été acceptée par le Tribunal des activités économiques de Paris, le 30 avril. Deux projets de reprise étaient en concurrence, rappelle Agrafil.

Les Vergers d’Anjou renforcent leur capacité de stockage

Innatis est en procédure de sauvegarde depuis octobre 2025. La vente de sa branche ligérienne (40 millions d’euros de chiffre d’affaires selon Agra Presse) fait partie des solutions pour restructurer sa dette. Grâce à ce rachat, la capacité de stockage des Vergers d’Anjou va passer de 36 000 tonnes à 49 000 tonnes, « avec un froid de meilleure qualité », précisent les dirigeants des Vergers d’Anjou interrogés par Ouest France.

La coopérative angevine met la main sur une station fruitière de 14 300 m2, toute neuve, implantée à Verrières-en-Anjou, dans le Maine-et-Loire et inaugurée en novembre 2023. Réussir Fruits & Légumes l’avait présentée en septembre 2025 (lire l’article ici). Pomanjou, la filiale d’Innatis, avait investi 30 millions d’euros dans cet outil moderne conçu pour regrouper sur un même lieu stockage-calibrage et conditionnement-expédition.

Élargir la gamme de produits

Les dirigeants de la coopérative voient aussi dans le rachat la perspective « d’ouvrir de nouveaux marchés avec Blue Whale, notre société de commercialisation de pommes fraîches, notamment à l’export, puisque nous allons travailler des variétés que nous n’avions pas jusqu’à présent : HoneyCrunch, Choupette… » Toujours auprès de Ouest-France, ils estiment que « cela permet aussi de lisser nos expéditions et nos besoins en main-d’œuvre puisque notre période de conditionnement sera plus étalée dans le temps » Les vergers d’Innatis couvraient 50 % des volumes commercialisés par la filiale ligérienne. Ils seront repris par des adhérents de la coopérative.

Inflexion de la stratégie pour Innatis

Les difficultés d’Innatis ont plusieurs causes, analysait Marc Rauffet, son dirigeant, auprès d’Agra Presse en avril dernier. Parmi elles, les « récoltes catastrophiques » de pommes HoneyCrunch en 2023, 2024 et 2025, cette variété club totalisant 60 % des surfaces de vergers du groupe dans le Val de Loire. La rentabilité de la production a été mise à mal alors que la nouvelle station fruitière entrait en service. Autre raison avancée par Marc Rauffet, le positionnement sur des variétés haut de gamme, plus dures à vendre dans un contexte de crise, les consommateurs s’orientant vers des produits moins chers.

Innatis comprend toujours les sociétés Cardell (pomme) basée à Avignon, le Domaine des Coteaux (pêches, nectarines) située dans le Gard et Pominter, localisée à Montauban. « Notre réflexion est de nous recentrer sur les besoins du marché, avec des perspectives prometteuses par le redéploiement dans le kiwi grâce à notre licence Kikoka », annonçait Marc Rauffet en avril dernier.

Retrouvez tous nos articles sur la pomme ici

Les plus lus

<em class="placeholder">Le kiwiculteur (producteur de kiwis) Gilles Lambert posant dans son verger en Dordogne.</em>
Dordogne : « J’ai signé un contrat de parrainage pour ne pas laisser mon jeune repreneur partir la fleur au fusil », témoigne Gilles Lambert, producteur de kiwis

Gilles Lambert, kiwiculteur de 65 ans installé en bio en Dordogne, est engagé dans un contrat de parrainage avec un jeune…

Maraîchage : « Nous n’avons pratiquement plus de problème de puceron »

Producteur de légumes en Vendée, Marco Altamirano a réglé son problème de puceron grâce aux plantes de service.

<em class="placeholder">Catherine Mingam, productrice de rhubarbe dans le Finistère.</em>
Finistère : « En rhubarbe, la principale difficulté est la gestion de l'enherbement »

Productrice de légumes dans le Finistère, Catherine Mingam s’est diversifiée en 2017 dans la rhubarbe. Une culture entièrement…

<em class="placeholder">laitue iceberg nord plein champ protection phytosanitaire puceron Movento perte économique</em>
Laitue dans le Nord : « Sans le Movento, on est vraiment dans l’impasse »

Jean-Christophe Saingier, producteur de laitues Iceberg à Verlinghem dans le Nord, témoigne de sa difficulté à lutter…

<em class="placeholder">Marco Altamirano (à droite) et Romain Sochard, maraîchers en Vendée.</em>
Vendée : « Tous nos légumes sont vendus en panier bio en Angleterre »
Basés en Vendée, Marco Altamirano et Romain Sochard produisent des légumes bio qui sont vendus à un seul client pour la…
<em class="placeholder">En combinant occultation et désherbage thermique, Adrien Cano a économisé plusieurs jours de désherbage à la levée de ses carottes.</em>
Carotte en Vendée : « J’ai économisé plusieurs jours de désherbage »

Adrien Cano et Marine Dunand cultivent des légumes en maraîchage bio diversifié à Maché en Vendée. Depuis leur installation en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes