Maillage vétérinaire : Un projet de formation en 6ème année de spécialisation en médecine vétérinaire rurale à l’Université de Limoges
La région Nouvelle-Aquitaine et l’Université de Limoges portent le projet d’ouverture d’une année de spécialisation en médecine vétérinaire rurale pour les étudiants en 6ème année. Cinq fermes expérimentales adossées à l’Idele et l’IFCE se mobilisent pour soutenir l'initiative.
La région Nouvelle-Aquitaine et l’Université de Limoges portent le projet d’ouverture d’une année de spécialisation en médecine vétérinaire rurale pour les étudiants en 6ème année. Cinq fermes expérimentales adossées à l’Idele et l’IFCE se mobilisent pour soutenir l'initiative.
Une pétition en ligne a été lancée pour soutenir le projet d’ouverture d’une 6ème année de spécialisation en médecine vétérinaire rurale à l’Université de Limoges. « Nous, acteurs de terrain en Nouvelle-Aquitaine, voulons montrer que le niveau d’attente sur ce projet est très fort », explique Marine Giroux de la station de Moussours de l’UALC (Union des coopératives d'insémination animale Auvergne Limousin Charente) à Uzerche, en Corrèze. « Ce n’est pas un projet politique, mais bien une urgence pour les éleveurs de la région. »
Le projet concentre de nombreuses controverses, mais il fait son chemin. Il devrait en effet faire l’objet d’un vote de texte de loi en fin d’année. Porté par la région Nouvelle-Aquitaine et l’Université de Limoges, les démarches sont entamées pour l'ouverture en septembre 2027 d’une formation d’un an pouvant accueillir une quarantaine d’élèves vétérinaires de 6ème année (issus des quatre écoles nationales vétérinaires ou des formations vétérinaires européennes).
« Nous sommes cinq fermes expérimentales adossées aux instituts techniques (Idele et IFCE) prêtes à accueillir les étudiants vétérinaires pour qu’ils se forment en leur garantissant de bonnes conditions de travail au contact des animaux d’élevage et à proximité géographique de Limoges », ajoute Marine Giroux : la ferme expérimentale du CIIRPO avec des ovins viande (Haute-Vienne), le lycée agricole des Vaseix avec sa porcherie (Haute-Vienne), le plateau technique de Chamberet avec des chevaux (Corrèze), le lycée agricole de Périgueux avec des volailles (Dordogne), et la station de Moussours de l’UALC avec des bovins viande (Corrèze) se mobilisent pour le projet.
« Les statistiques indiquent qu’un étudiant sur deux s’installe dans la région où il a fait ses études » argumente Marine Giroux. « Si le nombre de vétérinaires formés augmente de 120 places par promotion entre 2023 et 2025, rappelons que seulement 29 % d’entre eux choisissent de se spécialiser en pratique rurale, et que le turn over est très important dans le métier. Quarante pourcents des vétérinaires ruraux quittent le métier avant l’âge de quarante ans. »
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« De plus, 12,8 % des vétérinaires qui exercent à ce jour en rurale ont plus de 60 ans (ordre national vétérinaire, 2025). C’est pourquoi, la création d’une formation vétérinaire rurale à Limoges aiderait sûrement à enrayer ce désert médical en favorisant l’installation de plusieurs jeunes vétérinaires diplômés dans nos campagnes, qui sauront aussi s’organiser pour concilier vies professionnelle et personnelle. »