Maillage vétérinaire en Nouvelle-Aquitaine : Communication, contractualisation et valorisation du bilan sanitaire d'élevage
En Nouvelle-Aquitaine, trois programmes européens pour l’innovation (PEI) se sont progressivement organisés pour la période 2024-2027 sur l’objectif du maintien des vétérinaires aux côtés des éleveurs.
En Nouvelle-Aquitaine, trois programmes européens pour l’innovation (PEI) se sont progressivement organisés pour la période 2024-2027 sur l’objectif du maintien des vétérinaires aux côtés des éleveurs.
En région Nouvelle-Aquitaine, suite à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) de 2022, un programme européen pour l’innovation (PEI) s'est progressivement organisé avec en chef de file la fédération régionale des GDS de Nouvelle-Aquitaine sur l’objectif du maintien des vétérinaires aux côtés des éleveurs. Ce programme est financé par l’Union européenne et la région Nouvelle-Aquitaine à hauteur de 80 % de son budget total de 450 000 euros sur la période 2024-2027.
« En capitalisant sur les démarches déjà lancées dans la région, notamment dans l’ex Poitou-Charentes et en Corrèze, nous avons structuré les actions autour de trois volets : la communication sur le métier de jeune vétérinaire rural, la contractualisation entre éleveurs et vétérinaires, et enfin la facilitation et valorisation des bilans sanitaires d’élevage », présente Marine Voisin, directrice de la fédération régionale des GDS de Nouvelle-Aquitaine.
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Le contexte n’était pas des plus propices à cause de la succession d’épizooties qui monopolise les forces vives de la santé animale régionale, mais les premières concrétisations sont là. Sur Facebook et Instagram, « Canal véto ruraux » partage la vraie vie de cabinets vétérinaires en activité rurale (parcours de jeunes vétérinaires et lien avec les éleveurs, découverte de la région, mini-cas cliniques…) à raison d’une ou deux publications par semaine.
Une aide de 50 % sur la contractualisation vétérinaire
« Pour encourager le développement de la contractualisation entre éleveurs et vétérinaires, nous avons aussi élaboré des documents types que chacun peut aménager selon ses besoins et attentes », explique Marine Voisin. « Les éleveurs peuvent bénéficier d’une aide représentant 50 % du coût du contrat sur deux ans d’expérimentation du dispositif avec leur vétérinaire. » Une vingtaine sont déjà signés.
Un outil pour générer le bilan sanitaire d’élevage est d’autre part finalisé et proposé aux praticiens. En intégrant par exemple des références sous forme de graphiques, il rend plus digeste et confortable la conduite de cette visite obligatoire. « Il facilite la valorisation de cet échange entre éleveur et vétérinaire pour progresser dans la maîtrise des mesures de prévention, d’autant plus importantes en situation de tension sur le maillage vétérinaire. »
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