Incendies : le syndicat des entreprises de travaux agricoles demande une reconnaissance des ETA dans la prévention et la lutte
Dans un communiqué publié le 25 juin 2026, la Fédération nationale des entrepreneurs du territoire appelle à formaliser le rôle des entreprises de travaux agricoles dans la lutte contre les incendies.
Dans un communiqué publié le 25 juin 2026, la Fédération nationale des entrepreneurs du territoire appelle à formaliser le rôle des entreprises de travaux agricoles dans la lutte contre les incendies.
« L'intensification des épisodes climatiques extrêmes impose aujourd'hui d'adapter notre organisation collective à une nouvelle réalité ». Le président de la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT) Philippe Largeau alerte, dans un communiqué publié le 25 juin 2026, sur le manque de reconnaissance et les conséquences des épisodes climatiques extrêmes pour les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers (ETARF).
Alors que les moissons ont démarré dans un contexte caniculaire et de risques incendies exceptionnels, les ETARF sont confrontés, d’après la FNEDT, à « l'adaptation de l'organisation du travail aux conditions exceptionnelles et la prévention du risque et l’intervention lors des incendies sans cadre défini ». L’organisation syndicale rappelle également la place de ces sociétés dans la lutte contre les incendies : « les ETARF constituent un réseau de proximité essentiel […] grâce à leur connaissance du terrain, leurs équipements spécialisés, et leur capacité d’organisation. »
Lire aussi : Moisson 2026 et risque d’incendie : carte des départements interdisant la récolte aux heures les plus chaudes
Reconnaitre officiellement le rôle des ETA aux côtés des services de secours
La FNEDT réclame alors l’intégration de ses adhérents « aux concertations et la reconnaissance officielle de leur place dans la prévention et la lutte contre les incendies ». Ce qui permettrait de formaliser leur rôle auprès des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), alors que leurs actions s’organisent aujourd’hui autour « de pratiques informelles ». « Continuer à s'appuyer sur elles sans cadre clair ni reconnaissance officielle n'est plus tenable », pointe Philippe Largeau.
Regarder aussi : [Vidéo] Moisson 2026 : Comment la cohorte d’agriculteurs d’Eure-et-Loir accompagne les pompiers dans la lutte contre les feux de champs ?
En pratique, cette reconnaissance se matérialiserait par « un accès simple et réactif aux informations sur les restrictions et niveaux de risque ». D’après le communiqué, l’organisme professionnelle avait déjà formulé des propositions en ce sens en 2025 : « identification des entreprises mobilisables, intégration dans les dispositifs DFCI [Défense de la forêt contre les incendies ] et OLD [obligations légales de débroussaillement], soutien financier et logistique, conventions avec les SDIS, formation et adaptation réglementaire ». Mais « aucune réponse structurante de l’État » n’avait été apportée.
Relire : Sécheresse 2026 : quels départements affichent des restrictions d’eau pour les activités agricoles ?