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Guerre au Moyen-Orient : « des hausses importantes de prix du GNR déjà observées chez certains fournisseurs »

Au moment des travaux de printemps, la FNSEA s’inquiète des fortes hausses de gazole non routier (GNR) agricole remontées du terrain depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et demande au gouvernement de renforcer les contrôles pour éviter toute hausse abusive.

David Laisney  Agriculteur remplissant le réservoir de son tracteur de GNR
Pour rappel, le 27 février avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le prix moyen des livraisons de GNR inférieures à 5000 litres était de 0,7171 euro/litre hors taxe en France selon les chiffres du ministère de la transition écologique.
© David Laisney

La guerre au Moyen-Orient va-t-elle faire envoler le prix du GNR agricole ? Alors que le gouvernement tente de rassurer évoquant, le 4 mars, une hausse possible de quelques centimes des prix du carburant à la pompe, la FNSEA a dénoncé hier soir dans un communiqué « des hausses importantes chez certains fournisseurs de GNR, signalées par plusieurs FDSEA » et ce « au-delà des quelques centimes annoncées ».

Mise à jour le 9 mars 2026 | Comment évolue le prix du GNR ? Hausse de plus de 30 centimes HT en une semaine

 « A court terme, on peut s’attendre à une hausse de quelques centimes, contenue et limitée », a déclaré le 4 mars au matin sur BFMTV/RMC la ministre déléguée à l’énergie et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, en précisant qu’il s’agissait d’une moyenne et qu’il y aura « des différences d’une station-service à une autre ». « Par la suite cela dépendra de l’intensité du conflit », a poursuivi Maud Bregeon. 

De son côté le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a indiqué sur France info que la DGCCRF mènerait des contrôles sur le terrain, appelant les distributeurs à être raisonnables.

Lire aussi : Prix des engrais : la guerre Iran-Israël-USA provoque une hausse du prix de l’urée

De fortes hausses du prix du GNR signalées par des agriculteurs

Alors que le prix du baril de pétrole Brent a dépassé, mardi 3 mars, 85 dollars pour la première fois depuis juillet 2024 (finissant finalement la séance en hausse de +4,71% à 81,40 euros), sur le terrain, les agriculteurs constatent des hausses immédiates sur le prix du GNR. Comme cet éleveur de Haute-Saône qui indique sur facebook avoir constaté le prix du GNR à 1 euro HT le litre le 3 mars au matin. Un salarié agricole de Picardie évoque pour sa part un prix du GNR à 1,74 euro TTC le litre dès le 2 mars constaté à Roye dans la Somme. Samuel Boucher, agriculteur et conseiller agricole, dans le Loiret, parle sur X ce 5 mars une hausse de 220 euros les 1000 litres selon ses retours du terrain.

Pour rappel, le 27 février avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le prix moyen des livraisons de GNR inférieures à 5000 litres était de 0,7171 euro/litre hors taxe en France selon les chiffres du ministère de la transition écologique.

Lire aussi : Comment évolue le prix du GNR ?

La FNSEA appelle le gouvernement à renforcer les contrôles pour éviter les hausses abusives

« Pour les agriculteurs, la situation est préoccupante. Avec les travaux de printemps, les exploitations dépendent directement du carburant pour semer, fertiliser et préparer les récoltes », rappelle la FNSEA dans son communiqué. Le syndicat demande au ministre de l’Economie de « faire toute la transparence sur l’évolution réelle du prix du GNR et des carburants professionnels » et de « renforcer immédiatement les contrôles pour éviter toute hausse abusive ».

La Coordination rurale de Normandie demande une aide exceptionnelle

La Coordination rurale de Normandie demande de son côté au préfet la mise en place « d’une aide exceptionnelle permettant de compenser la différence entre un prix de référence du GNR et le prix réellement payé par les exploitants, sur présentation de justificatifs ».

Lire aussi : Quels leviers actionner pour réduire sa consommation de GNR ?

Les distributeurs de carburants reçus à Bercy

Face à ces réactions mais aussi à l’inquiétude de l’ensemble des Français, Maud Bregeon, ministre déléguée à l’énergie a reconnu ce matin sur TF1 une grande disparité constatée dans les hausses de prix du carburant selon les départements et indiqué que les distributeurs seraient reçus ce matin à Bercy pour faire la transparence sur les prix du carburant. 

Lire aussi : Non, la fiscalité du GNR agricole n’augmente pas au 1er janvier 2026 !

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