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Machines agricoles : les commandes reculent encore de 9% au premier semestre 2026

Une enquête menée au mois de juin 2026 auprès de concessionnaires adhérents au Sedima, le syndicat des distributeurs de machines agricoles, indique que les commandes continuent de reculer au premier semestre 2026, de 9 % par rapport début 2025.

Concessionnaire John Deere avec des visiteurs en extérieur devant des machines agricoles.
Le Sedima n’observe pas de relais de croissance avec le magasin et les prestations à l’atelier au premier semestre 2026.
© L' Agriculteur Normand

[Modifié le 09/07/2026]

La conjoncture pour les concessionnaires de machines agricoles continue d’être préoccupante au premier semestre 2026, selon une enquête menée sur le mois de juin par le Sedima (syndicat des distributeurs de machines agricoles) auprès de ses adhérents, qui a obtenu 35 % de réponses. Les commandes au premier semestre 2026 reculent de 9 % par rapport au premier semestre 2025, où elles étaient déjà en baisse (-7 à -9 %) par rapport à 2024. Dans le détail, les commandes de matériel neuf diminuent (-10 %), ainsi que celles de matériel d’occasion (-4 à -5 %). 

Graphe : Évolution de l’activité Matériels agricoles au premier semestre 2026 par rapport au premier semestre 2025 (Sedima)

Évolution de l’activité Matériels agricoles au premier semestre 2026 par rapport au premier semestre 2025 (Sedima)

Ce recul est notamment marqué sur les automoteurs (74 % des concessions déclarent une baisse sur les automoteurs d’occasion, 67 % pour les neufs) et les tracteurs (54 % en neuf, 49 % en occasion). Comme en 2025, ce sont les zones de grandes cultures et les régions viticoles qui sont les plus touchées. Sur les grandes cultures, 90 % des concessionnaires sondés déclarent une baisse des prises de commandes de matériel neuf, et 80 % des répondants déclarent une baisse des prises de commande pour le matériel d'occasion. En viticulture, les prises de commande sont en baisse pour 80 % des concessionnaires sondés en matériel neuf, et pour 70 % pour le matériel d'occasion. Seule la polyculture-élevage se montre stable, avec des commandes en hausse pour 29 % des répondants pour le matériel neuf, et de 26 % des répondants pour le matériel d’occasion. Le Sedima n’observe pas de relais de croissance avec le magasin et les prestations à l’atelier : le chiffre d'affaires pièces recule de 3 à 4%, une nouveauté selon le syndicat, tandis que les prestations ateliers augmentent de 1%. 

Lire aussi : Enquête Sedima ISC - Le partenariat concessionnaires-constructeurs de tracteurs se renforce

Concernant les stocks, le poids des matériels neufs est supérieur à la normale pour 37 % des concessionnaires sondés, chiffre qui monte à 61 % pour les matériels d’occasion. Un peu plus de la moitié des distributeurs craignent d’être confrontés à des difficultés de financement de leurs stocks, alerte le Sedima. Parmi les principales préoccupations des concessionnaires ayant répondu à l’enquête, l’évolution de la trésorerie est la réponse revenant le plus, suivie de l'évolution des prises de commande et de la gestion des stocks. La conjoncture économique agricole n’est qu’à la quatrième place, mais est le principal frein à la demande le plus cité (32 % des réponses), devant le prix du matériel (30 % des réponses). 

Lire aussi : Concessionnaires agricoles – Quelles perspectives sur l’évolution du marché du matériel agricole en 2026 ?

Graphe : Ressenti du moral des clients par les concessionnaires dans les différentes filières agricoles (Sedima)

Ressenti du moral des clients par les concessionnaires dans les différentes filières agricoles

Un moral des clients qui se dégrade pour les grandes cultures et la polyculture-élevage

Dans tous les types de production, le Sedima constate que le ressenti du moral des clients par les concessionnaires sondés ne s’améliore pas par rapport à 2025. En grandes cultures, 79 % des concessionnaires jugent un moral très mauvais ou mauvais contre 45 % en 2025. Et en polyculture-élevage, le ressenti du moral client passe de 71 % d’opinions positives en 2025 à 32 % en 2026. Un « statut quo » est observé pour la vitiviniculture et l’arboriculture. Ce constat n’intègre toutefois pas les conséquences des périodes de canicule sur les productions, qui risquent d’aggraver la situation dans l’ensemble des régions. Concernant les 6 prochains mois, les concessionnaires sondés par le Sedima n’attendent pas de reprise de l’activité

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