Machines de récolte : une mutualisation croissante entre agriculteurs
Une note d’Agreste, le bureau de la statistique agricole, parue le 24 juin fait état d’une mutualisation croissante des machines de récolte entre agriculteurs.
Une note d’Agreste, le bureau de la statistique agricole, parue le 24 juin fait état d’une mutualisation croissante des machines de récolte entre agriculteurs.
[Avec Nathalie Marchand]
Une exploitation agricole possède aujourd'hui en moyenne près de 9 machines en propriété, dont 2,6 tracteurs en 2024 (contre 0,2 en 1955), selon une étude Agreste récemment publiée. Alors qu'entre 2005 et 2025, l’indice de prix d’achat des moyens de production agricole (Ipampa) pour les matériels de récolte a augmenté de 2,3 % par an (contre 1,5 % pour l’indice de prix du PIB), la mutualisation de certaines machines agricoles progresse. C'est le cas des automotrices de récolte, engins coûteux représentant un investissement difficile à amortir seul. Le prix moyen d'une ensileuse de 500 chevaux était ainsi de 378 000 euros en moyenne en 2024, selon Chambre d'agriculture France.
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23 900 automotrices de récoltes utilisées en Cuma
Parmi les exploitations utilisant une automotrice de récolte, 52% sont propriétaires et 48% y ont recours sans en être proprétaires, en 2023, informe la note Agreste. Dans ce cas, plusieurs solutions existent : copropriété entre exploitations agricoles, adhésion à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (Cuma), location ou entraide.
La part des Cuma dans l’utilisation des automotrices de récolte s’est particulièrement renforcée en dix ans, passant de 14,6 % en 2013 à 20,3 % en 2023, principalement au détriment de la propriété et de l'entraide. Malgré la diminution du nombre d'exploitations, le nombre d'utilisateurs d'automotrices via ces structures reste stable depuis 2013 (23 900 en 2023) et progresse même pour les ensileuses et les moissonneuses-batteuses.
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53,2 % des exploitations agricoles qui utilisent une ensileuse le font en Cuma
La moissonneuse-batteuse est l’automotrice de récolte la plus répandue. Parmi les exploitations en utilisant une, la moitié en est propriétaire, tandis que l’autre moitié y recourt par une autre modalité. Pour l’ensileuse, le recours à la Cuma est particulièrement répandu, représentant plus de la moitié des usages (53,2 %), contre seulement 13 % en propriété.
14% des propriétaires d'automotrices de récolte réalisent de la prestation de services
Parmi les exploitations équipées d'une automotrice de récolte, 13,8% réalisent également des travaux agricoles pour le compte d'autres exploitatons, souligne par ailleurs la note Agreste.
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