Loup : le Caf loup « déçu » de la loi d’urgence agricole
Dans un communiqué du 11 mai, les représentants du Caf loup (Chambres d’agriculture, JA, FNSEA et ses associations spécialisées), se disent « déçus » du texte de loi d’urgence agricole récemment adopté en commission. Ils listent des mesures de défense contre la prédation du loup à adopter pour l’examen en séance.
Dans un communiqué du 11 mai, les représentants du Caf loup (Chambres d’agriculture, JA, FNSEA et ses associations spécialisées), se disent « déçus » du texte de loi d’urgence agricole récemment adopté en commission. Ils listent des mesures de défense contre la prédation du loup à adopter pour l’examen en séance.
Alors que le texte de loi d’urgence agricole a été récemment examiné en commission à l’Assemblée nationale, les représentants du Caf loup se disent « déçus » du texte adopté dans un communiqué du 11 mai. Composé des Chambres d’agriculture, des Jeunes Agriculteurs, de la FNSEA et ses associations spécialisées (FNO, FNB, FNPL, FNC, FNEC), le Caf loup regrette en particulier les amendements adoptés en commission du Développement rural. « L’évolution des conditions de tirs reste floue et largement soumise à l’arbitraire administratif », dénoncent-ils.
Pour rappel, la ministre de l’Agriculture avait publié en février un arrêté qui augmentait le nombre de loups pouvant être éliminés annuellement, ainsi que des mesures sur les tirs de prélèvements. Des annonces « largement en-deçà de nos attentes », indique le Caf loup dans son communiqué. Des dispositions ont ensuite été ajoutées début avril par le gouvernement au sein du projet de loi d’urgence agricole, qui prévoit de créer un « statut juridique de l’espèce loup » distinct du régime général des espèces protégées.
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Que demandent les représentants du Caf loup pour l’examen de la loi d’urgence agricole à l’Assemblée nationale ?
Pour les représentants du Caf loup, le texte actuellement en discussion « ne répond pas aux enjeux et ne protège pas ceux qui nourrissent le pays ». Appelant à un « changement de cap clair », ils listent un ensemble de mesures à intégrer au texte de loi d’urgence agricole : « possibilité d’intervention dès la survenance d’un risque ou d’une attaque », « autorisation systématique des moyens de tirs adaptés » (dont les dispositifs de visée thermique), et « capacité d’agir dans les parcs nationaux (y compris en cœur de parc) ».
Les organisations réclament aussi la « suppression de l’obligation de mettre en œuvre des mesures de réduction de vulnérabilité » pour réaliser des tirs de défense des élevages de bovins et d’équins. Une mesure déjà prévue dans le texte du gouvernement, et non remise en cause, précisent nos confrères d’Agra Presse. Estimant que le loup est « de facto mieux protégé que les éleveurs et leurs troupeaux », le Caf loup demande aussi une révision « en profondeur » du cadre juridique de l’espèce. L’examen en séance publique de la loi d’urgence agricole débutera le 19 mai à l’Assemblée nationale.
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