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L’indice de consommation des volailles, un levier technique et environnemental

Réduire l’indice de consommation permet d’améliorer ses performances techniques et son empreinte environnementale. C’est un des leviers d’action concrets, accessible à tous et mesurable avec l’outil Cap’2ER.

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Pour améliorer l’empreinte environnementale, la priorité pour un éleveur consiste à activer les leviers liés à l’alimentation à réduire notamment l’Indice de Consommation (IC).
© E. Caron

Une diminution de 10 % de l’indice de consommation (IC) permet de réduire de plus de 8 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’une exploitation de poulets conventionnels. 

Lire aussi : Mesurer pour améliorer l'empreinte environnementale de l'élevage de poulet avec l'outil Cap’2ER

Cet exemple illustre l’incidence d’un levier technique accessible à l’ensemble des éleveurs pour réduire leur empreinte environnementale. Pour atteindre l’objectif global de réduction de 50 % des gaz à effets de serre, chaque secteur peut agir à son niveau. Mais comment agir à l’échelle des élevages avicoles ? Différents types de leviers de progrès peuvent être mobilisés, selon les postes sur lesquels ils agissent : performances techniques des animaux, aliment, gestion des effluents, consommations d’énergies, conduite des cultures et stockage de carbone. Chacun de ces leviers se distingue par son coût d’application et sa facilité de mise en œuvre. En volailles, l’aliment apparaît comme le poste le plus émetteur de GES avec 83 % des émissions totales.

Activer les leviers liés à l’alimentation

Pour progresser, la priorité pour un éleveur consiste à activer les leviers liés à l’alimentation… et à réduire notamment l’IC. En effet, en améliorant le rapport entre la quantité d’aliment ingéré et le gain de poids de l’animal, on réduit les rejets, et par conséquent les impacts environnementaux induits. Des simulations menées à partir d’un IC initial de 1,71 ont ainsi testé deux scénarios : la réduction de l’IC de 5 % puis de 10 %, soit une amélioration de l’efficacité alimentaire pour une même production de poids vif. Les résultats des simulations montrent respectivement une réduction de 4,9 % ou de 8,6 % des émissions de GES.

 

 
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Graphique =L’aliment représente 83 % des émissionsRépartition des émissions de gaz à effet de serre en pouletconventionnel © Source : Itavi

Améliorer son IC, c’est également agir sur d’autres postes, comme les consommations d’énergie, notamment celles induites par l’achat des intrants. C’est enfin réduire les pertes azotées, notamment sous forme ammoniacale, en limitant l’excrétion d’azote permise par la réduction des consommations d’aliment.

Enfin, l’une des composantes déterminantes concerne la rentabilité économique, puisque l’aliment représente en moyenne 60 % du coût de production en élevage avicole. Réduire son IC, c’est optimiser sa marge brute.

Ainsi, ce levier technique agit sur l’amélioration de plusieurs indicateurs environnementaux, tout en optimisant la rentabilité technico-économique de l’élevage à travers de meilleurs résultats techniques.

Enora Caron (caron@itavi.asso.fr)

Maîtriser ses émissions et ses consommations d’aliment : des marges de progrès à la portée de tous

Une baisse de 46 % des émissions de GES pour l’agriculture

La pression environnementale s’intensifie en France comme à l’échelle mondiale, appelant une mobilisation collective. Les émissions de gaz à effet de serre sont pointées du doigt, et se traduisent à l’échelle nationale par la révision de la stratégie nationale bas carbone (SNBC), texte de loi qui fixe les objectifs de la France à des horizons 2030, 2050 et 2100. La dernière version, la SNBC-3, devrait voir le jour d’ici la fin de l’année 2025, avec des objectifs ambitieux et notamment la diminution des émissions de GES de 50 % pour 2030 par rapport à 1990. Elle se décline pour l’ensemble des secteurs d’activité, comme l’industrie ou le transport. Pour le secteur agricole, les objectifs fixés actuellement font état d’une diminution des émissions de GES de -46 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990).

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