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« L’Europe doit être un amplificateur de souveraineté alimentaire pour la France » déclare Marc Fesneau

Le ministre de l’Agriculture a insisté sur l’enjeu européen de l’année 2024 pour l’agriculture française lors de ses vœux professionnels du monde agricole.

    Lundi 15 janvier 2024, Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, présente ses vœux aux professionnels du monde agricole pour l'année 2024. La cérémonie s'est tenue en salle Sully du Ministère.
© Xavier Remongin/agriculture.gouv.fr

« 2024 sera, avant tout, une année européenne et une année de défis internationaux », a déclaré Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, le 15 janvier lors de ses vœux au monde agricole. 

« A celles et ceux qui confondraient souveraineté et autarcie alimentaire, je dis sans détours que nous avons besoin d’Europe, et que nous avons besoin d’échanges internationaux », a-t-il poursuivi.
 

Instaurer des clauses miroirs et cesser la surtransposition

Parmi ses priorités pour l’année, le ministre de l’Agriculture a annoncé vouloir avancer « concrètement sur la réciprocité des normes et sur les clauses miroirs en 2024, en particulier sur la question de l’instauration de conditionnalité tarifaire ». Marc Fesneau a aussi affirmé vouloir « cesser, au niveau national, de nous lester de normes et de contraintes supplémentaires ».

« Le deuxième principe est que l’Europe doit être un amplificateur de souveraineté pour la France », a-t-il poursuivi.

Mes vœux au monde agricole pour 2024.https://t.co/8l2hMNqdyP

— Marc Fesneau (@MFesneau) January 15, 2024

Lire aussi : Marc Fesneau reconduit à l’Agriculture : son nouveau rang et ses trois priorités

 

Jachère 2024 : Marc Fesneau veut accélérer sur le sujet

A ce propos, Marc Fesneau a affirmé vouloir profiter que 2024 préfigure la révision du Plan stratégique national 2023-2027 qui interviendra en 2025, pour une entrée en vigueur en 2026 pour poser deux questions : « la cohérence entre le soutien des transitions écologiques et environnementales apporté au niveau européen, d’une part, et notre capacité collective à faire évoluer nos règles communes plus rapidement lorsque les enjeux de souveraineté alimentaire l’imposent, d’autre part ».

« L’Europe doit être plus mobile et agile, pour la jachère 2024 on ne peut pas mettre 9 mois pour se mettre d’accord sur ces sujets », a-t-il explicité.

On a importé 20 millions de tonnes de céréales en 2022 et 40 millions de tonnes en 2023, ça m’interroge

« On doit sortir de la logique sous-jacente de décroissance. On a importé 20 millions de tonnes de céréales en 2022 et 40 millions de tonnes en 2023 », a poursuivi Marc Fesneau. « Ca m’interroge beaucoup, on doit être vigilant sur la souveraineté alimentaire ». Et de pointer les discussions sur l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne comme « un enjeu stratégique extrêmement sensible », « qui nécessitera que nous soyons vigilants et que nous préservions les intérêts de nos filières ». Tout en affirmant toutefois croire « que cette démarche peut faire de l’Europe un acteur mondial de l’alimentation ».

Lire aussi : Jachère Ukraine : comment adapter son assolement 2023-2024 ?

 

Elections européennes : « réfléchissez à ce que nos adversaires souhaiteraient que l’on fasse »

Le ministre de l’Agriculture a poursuivi en rappelant l’enjeu des élections européennes au printemps prochain. « Je vous invite collectivement à y prendre part, à les aborder en responsabilité, en vérité, sans caricature, sans procès outrancier de nos institutions européennes et en sachant distinguer ce qui fait et fera demain encore notre force de ce que nous avons le devoir, en Européens, d’améliorer », a-t-il lâché aux représentants professionnels agricoles. 

« Je ne vous donnerai pas de conseil de vote, mais réfléchissez collectivement à ce que nos adversaires souhaiteraient que l’on fasse », a-t-il poursuivi.

Pour qui Monsieur Poutine voudrait qu’on vote ?

« Pour qui Monsieur Poutine voudrait qu’on vote ? Il est intéressant de savoir ce que veulent nos adversaires résolus, pour se dire qu’il est peut-être intéressant de faire l’inverse », a précisé Marc Fesneau dans une interview accordée le 15 janvier à Ouest France.

 

Il faut redonner de la fierté au monde agricole. 

🗞️Retrouvez ma première interview de 2024 dans @OuestFrance aujourd’hui ↓ pic.twitter.com/tjX0p6l6BX

— Marc Fesneau (@MFesneau) January 16, 2024

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