Les coûts cachés touchent particulièrement les pays à faible revenu avec 27 % du PIB, contre moins de 12 % pour les pays à revenu intermédiaire et moins de 8 % pour les pays à revenu élevé. La publication révèle que plus de 70 % des coûts cachés sont dus à une mauvaise alimentation, riche en aliments ultra-transformés, en graisses et en sucres, pouvant conduire à l’obésité et à certaines pathologies, et entraînant des pertes de productivité au travail.
Plus de 20 % des coûts cachés des systèmes agroalimentaires dus à l’environnement
Plus de 20 % des coûts cachés sont dus à l’environnement : émissions d’azote et de gaz à effet de serre, changement d’affectation des terres, utilisation de l’eau.
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Il s’agit d’un problème qui touche tous les pays, et selon la FAO son ampleur est probablement sous-estimée en raison du manque de données. Et 4 % sont imputables à la pauvreté des personnes travaillant dans l'agroalimentaire et à la sous-alimentation.
Différents leviers pour ajuster les systèmes agroalimentaires
Ce rapport qui est le premier d’une évaluation en deux phases donne des estimations initiales, alors que celui de l’année prochaine dévoilera des évaluations ciblées approfondies. Il plaide en faveur d’une analyse plus régulière et plus détaillée par les gouvernements et le secteur privé des coûts cachés ou « réels » des systèmes agroalimentaires par le biais d’une comptabilité analytique réelle, suivie de mesures visant à atténuer ces préjudices.
Selon les auteurs du rapport, les gouvernements peuvent actionner différents leviers pour ajuster les systèmes agroalimentaires et obtenir de meilleurs résultats, comme les impôts, les subventions, la législation et la réglementation.
Nos confrères d’Agra Presse notent que dans une précédente étude, menée avec une autre méthodologie et publiée en mai dernier dans Nature Foods, des chercheurs anglais et suisses estimaient à 14 000 milliards de dollars les coûts cachés générés par l'alimentation mondiale.