Lapin : « le solde commercial se détériore aussi bien en volume qu’en valeur en 2026. »
Le commerce extérieur de la filière lapin reste excédentaire pour la France en 2025, porté par des importations en baisse. Mais les premiers signaux de 2026 indiquent une dégradation du solde commercial.
Le commerce extérieur de la filière lapin reste excédentaire pour la France en 2025, porté par des importations en baisse. Mais les premiers signaux de 2026 indiquent une dégradation du solde commercial.
Le solde commercial de la filière lapin en France s’est établi à 3 557 tonnes pour une valeur de 15 millions d’euros en 2025. « Le solde commercial de la filière lapin reste excédentaire depuis 2002. Cette année il progresse en volume de 5% » annonce Simon Fourdin, directeur pole du socio -économie de l’Itavi lors d’un webinaire ce 18 juin.

Des importations de lapin en retrait en 2025
Les importations ont fortement diminué sur l’année 2025, à 476 tonnes, pour une valeur de 3,5 millions d’euros, soit une chute de 37 % en volume en un an. L’Hexagone importe principalement depuis ses voisins européens, notamment la Belgique et l’Espagne, premier producteur européen de lapin. Les envois espagnols sont d’ailleurs les seuls en progression en 2025 (+24 %). Les importations chinoises, présentes depuis plusieurs années sur le marché français, se sont en revanche effondrées de 63 % en 2025. Même tendance pour les achats en provenance de la Pologne (-80 %), des autres pays européens (-17 %) et des pays tiers (-12 %).
La restauration et les industries soutiennent les importations
La demande à l’import est principalement portée par la restauration hors domicile (RHD) et les industries agroalimentaires. Du côté de la RHD, les cuisses de lapin restent particulièrement recherchées. Les industriels, quant à eux, s’approvisionnent sur l’ensemble des pièces de lapin.
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Des exportations de lapin en léger repli
Les exportations reculent de 2,6 % en volume sur un an, pour atteindre 4 032 tonnes de viande de lapin, valorisé à 19 millions d’euros. Cette baisse est observée pour les envois vers l’Italie ( -20 %), l’Espagne ( -10 %), l’Allemagne ( -16 %) et même les pays tiers comme les États-Unis ( -35 %) et le Canada ( -100 %). Toutefois, le repli est a été limité grâce à la progression des expéditions vers la Belgique (+78 %) et la Suisse (+24 %). Pour rappel les échanges de lapin restent de très petits volumes, d’où des fortes fluctuations.
« comparé au premier trimestre 2025, le solde commercial se détériore aussi bien en volume qu’en valeur en 2026. »
En 2026 la tendance risque de se dégrader
Les trois premiers mois de 2026 montrent une inflexion préoccupante, « comparé au premier trimestre 2025, le solde commercial se détériore aussi bien en volume qu’en valeur en 2026. »

Les exportations françaises chutent de 22,8 % sur cette période, avec un recul des expéditions vers la Belgique ( -33%) tout comme celles destinées à l’Italie (-24 %) et au Royaume-Uni (-19 %). Ces baisses ne sont que partiellement compensées par la progression des ventes vers l’Allemagne (+50 %) et la Suisse (+19 %).
Parallèlement, les importations repartent nettement à la hausse. Les achats depuis la Belgique explosent de 273 %, depuis la Chine grimpent de 158%. Les importations issues des autres pays tiers augmentent également de 161 %.
Néanmoins Simon Fourdin nuance : « On n'est que sur une observation de trois mois, pour de petits volumes échangés. Il faudra attendre d'avoir l'année consolidée pour voir si cette tendance se poursuit. »
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Des stocks congelés de lapin en repli
Par ailleurs, les quantités de viande de lapin stockées dans les congélateurs reculent de 47,6% par rapport à 2024. « Cette diminution est positive.Cela suggère une meilleure fluidité des ventes vers les différents débouchés. » conclut ce dernier.