Aller au contenu principal

Les ventes des produits labellisés « Zéro résidu de pesticides » ont progressé de 9 % en 2021

Quatre ans après son lancement, le label « Zéro résidu de pesticides » du Collectif Nouveaux Champs regroupe plus de 600 producteurs et les ventes ont progressé de 9 % en 2021.

Depuis le lancement, plus de 116 millions d'UVC (unité de vente consommateur) labellisées “Zéro résidu de pesticides” ont été commercialisées, a annoncé le Collectif Nouveaux Champs sur le salon de l'agriculture. L’an dernier, un quart des Français a acheté des produits « Zéro résidu de pesticides » et 36 espèces sont actuellement labellisées, soit 200 références disponibles dont 15 références de vins. Le programme “Zéro résidu de pesticides” garantit aux consommateurs l’absence de résidu dans les fruits et légumes ou espèces végétales au stade de la consommation, dans la limite de quantification, rappelle le collectif qui souligne le travail très important accompli par les membres du Collectif Nouveaux Champs pour construire les cahiers des charges et le référentiel qualité de chacune des filières.

Avec les producteurs engagés et impliqués dans cette démarche de progrès, ce sont plus de 200 ingénieurs qualité et techniciens de terrain qui œuvrent au quotidien. Ces avancées répondent aux attentes des consommateurs : aujourd’hui, 47% des personnes interrogées trouvent que les démarches porteuses d’allégations sur les pesticides donnent une image positive du rayon fruits et légumes (source : Evolution du marché des fruits et légumes porteurs d’allégations sur les pesticides et les résidus, 2021, Etude Triesse, Interfel, FranceAgriMer). L’indication “Zéro résidu de pesticides” ou “Sans résidu de pesticides”, est un critère de choix important pour 20 à 27 % des consommateurs sondés (vs 30 % pour le bio) ; 40 % sont prêts à payer plus cher un fruit ou un légume avec allégation : entre + 0,10 € et + 0,30 €/kg pour le “Zéro résidu de pesticides”. Par ailleurs, 27 % des sondés déclarent avoir déjà vu des produits portant les indications “Sans résidu de pesticides”, “Zéro résidu de pesticides” ou “cultivé sans pesticides” en magasin.

Une croissance portée par les fruits et légumes

Le label “Zéro résidu de pesticides” est associé à un bénéfice santé pour les consommateurs, puis les agriculteurs et enfin pour l’environnement. Les indications “Zéro résidu de Pesticides”, “Sans résidu de pesticides” et “sans pesticides” sont rassurantes pour 74 % des consommateurs sondés. L’ensemble de la population est intéressé par le label jugé bon pour la santé et respectueux de l’environnement, tout comme l’origine France. Les acheteurs de ces produits labellisés ont un revenu moyen supérieur à aisé et sont plutôt implantés dans le Sud, le Centre-Est et en région parisienne.7

La croissance est essentiellement portée par le recrutement de nouveaux consommateurs et sur le rayon des fruits et légumes, le label “Zéro résidu de pesticides” est celui qui attire le plus les jeunes : 46 % des volumes sont générés par les - de 50 ans ! (vs 34 % au global sur le marché fruits et légumes). En 2021, dans les rayons fruits et légumes, 1 foyer français sur 4 a acheté un produit labellisé et 2/3 des répondants jugent la promesse claire et facile à comprendre (source : Kantar Worldpanel, Strategir, Labels&Millennials Purpan). Les 18-35 ans connaissent quasiment la totalité des labels proposés sur le marché. En 2021, dans les rayons fruits et légumes frais (circuit GMS), 18 % des quantités achetées avec le label “Zéro résidu de pesticides” ont été réalisés par les – de 35 ans. C’est 6 points de plus que le rayon fruits et légumes frais au global.

Des grandes enseignes à la restauration

Aujourd’hui, les produits “Zéro résidu de pesticides” sont présents dans pratiquement toutes les enseignes de la grande distribution française. Il est à noter que le Collectif commence à se positionner et à construire des partenariats dans les circuits de la restauration (environ 6 % du chiffre d’affaires en 2021). Depuis le 1er janvier 2022, conformément à la loi AGEC, le Collectif Nouveaux Champs a supprimé les emballages plastiques de ses fruits et légumes pour tous les contenants de moins de 1,5 kg. Des alternatives ont été imaginées avec du carton, du papier, des fibres de coton et de la cellulose, entre autres. Cependant, pour les adhérents engagés, l’adaptation à cette nouvelle contrainte réglementaire est difficile. Notamment par ce que les nouveaux emballages sont beaucoup plus coûteux et qu’ils offrent moins de visibilité pour les fruits et légumes avec des impacts possibles sur l’acte d’achat. Pour faire face à ces difficultés, le Collectif Nouveaux Champs étudie, pour certaines espèces, l’émergence d’une offre vrac, tout en garantissant l’absence de risques de contaminations croisées en magasin.

Lire aussi : Zéro résidu de pesticides : le Collectif Nouveaux Champs réfléchit à son offre de vente en vrac

Les plus lus

Bovin de profil présentant des nodules sur la peau, signe clinique de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC).
Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : trois nouveaux cas détectés en Sardaigne, un cheptel non vacciné concerné

Trois foyers supplémentaires de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) ont été détectés le 28 et le 29 avril en…

Agriculteur remplissant de GNR le réservoir de son tracteur
Crise du GNR agricole : comment bénéficier de l’aide de 15 centimes d’euros par litre pour le mois de mai ?

Le gouvernement vient de préciser les modalités pour bénéficier des différents dispositifs de soutien aux agriculteurs pour l’…

Unité de méthanisation en bâche souple au milieu d'un champ.
Incorporation du biométhane : le gouvernement présente ses objectifs pour les certificats de production de biogaz après 2028

Le gouvernement vient enfin de présenter ses objectifs pour les certificats de production de biogaz (CPB). Une trajectoire qui…

Drapeaux européens devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles.
Prix des engrais : la Commission européenne ne compte pas suspendre le MACF, mais prévoit des aides directes

La Commission européenne ne compte pas suspendre le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) face à l’augmentation…

 Troupeau de charolaises en stabulation avec les veaux.
Location de bovins : 100 millions d’euros levés pour développer le « leasing » dans la filière allaitante

La société Élevage Durable Services annonce, dans un communiqué du 11 mai, avoir levé 100 millions d’euros pour sa solution…

brebis paissant sur un flan de montagne
Abattoirs de montagne : une proposition de loi entend les développer et crée la notion d’abattoir paysan

La proposition de loi « Pour une montagne vivante et souveraine » a été adoptée à l’Assemblée nationale le 13 mai…

Publicité