Les marchés de bétail vif résistent malgré la tension
L’activité des marchés de bétail vif a reculé de plus de 6 % sur l’année 2025, principalement du fait de la baisse du nombre de gros bovins de boucherie et des ovins. Mais elle progresse pour les broutards et gros bovins maigres, portée par des cours très élevés.
L’activité des marchés de bétail vif a reculé de plus de 6 % sur l’année 2025, principalement du fait de la baisse du nombre de gros bovins de boucherie et des ovins. Mais elle progresse pour les broutards et gros bovins maigres, portée par des cours très élevés.
« Les aléas sanitaires sont venus, encore en 2025, perturber la dynamique des échanges, fragiliser les équilibres économiques et peser sur la confiance des opérateurs », a présenté Bruno Debray, président de la fédération des marchés de bétail vif (FMBV) lors du congrès de l’association à Châteaubriant (Loire-Atlantique) les 10 et 11 juin 2026. « Par leur capacité d’adaptation, leur réactivité et l’engagement de leurs équipes, ils ont su maintenir des lieux d’échanges indispensables à la vie économique et sociale de la filière. »
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Comme depuis maintenant quelques années, les volumes de gros bovins de boucherie échangés sur les marchés est l’activité la plus en perte de vitesse, de façon homogène sur toutes les places. Avec 84 700 animaux, elle s’est rétractée de plus de 10 % en 2025.
L’an dernier, l’activité petits veaux (-11 %) et veaux gras (-23 %) a aussi beaucoup baissé du fait surtout de la fermeture administrative de cinq marchés à cause de la DNC (Chambéry, Bourg-en-Bresse, Saint-Laurent-de-Chamousset, La Talaudière et Rabastens). La FCO et la MHE ont aussi perturbé les mouvements d'animaux et pesé sur les exportations pour l'ensemble du réseau.
Par contre, deux catégories ont progressé en effectif sur l’année 2025. Près de 216 340 broutards sont passés par les marchés, soit +0,3 %, alors que les effectifs en élevage étaient en baisse d’environ 5 %. Et surtout l’activité gros bovins maigres gagne 4,7 % avec 120 600 animaux. Du côté des ovins, l’activité poursuit son recul, avec -12,2 % sur l’année 2025.
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Finalement toutes catégories et espèces confondues, les 41 marchés de bétail vif fédérés ont perdu 6,6 % d’animaux en 2025 avec près de 799 000 animaux commercialisés. En 2021, la mise en place de la loi Egalim avait drainé de nouveaux éleveurs vers les marchés de bétail vif, mais depuis, la tendance repart globalement à la baisse. Huit places de marché ont été perdues en dix ans.
Les marchés au cadran captent 65 % des transactions sur les marchés de bétail vif
L’année 2025 marque une étape dans la transition du gré à gré vers le cadran-criée : « Le marché au cadran s'impose désormais comme la modalité dominante, franchissant le cap des 65% des transactions et gagnant du terrain sur l'ensemble des catégories alors qu’en 2024, c’était encore 50 % sur les marchés de gré à gré et 50 % sur les cadrans », relève Sophie Villanova, directrice de la FMBV.
La FMBV est engagée dans une refonte des modalités de diffusion des cotations des marchés, « afin de mieux valoriser et structurer la diffusion d'une donnée de référence pour l'ensemble de la filière ». Un lien sécurisé remplacera en fin d’année 2026 la mise à disposition de fichiers pdf.
La fédération est mobilisée sur le dossier de l’évolution du règlement de 2005 sur le transport des bovins qui semble en passe d’être débloqué dans l’année, avec encore de nombreux points non tranchés (âge des veaux laitiers pouvant être transportés, nombre de passages en centre de rassemblement, dimension des aires par animal dans les camions...). « La France n’est pas isolée sur ce dossier. »
Deux autres importants projets sont en cours : la dématérialisation de l’identification des bovins avec pour les marchés de bétail vif un nouvel outil unique pour notifier les mouvements qui sera en place dès septembre 2026, et le passage à la facturation électronique qui devra être fonctionnelle aussi pour les taxes interprofessionnelles et frais de marché.
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