Aller au contenu principal

« Les graines locales sont davantage adaptées à nos vignes »

Hélène Thibon, vigneronne au Mas de Libian, en Ardèche, achète maintenant ses semences d'engrais vert à des paysans locaux. Avec une réduction des couts à la clé.

Hélène Thibon, vigneronne au Mas de Libian, en Ardèche.
Hélène Thibon, vigneronne au Mas de Libian, en Ardèche.
© Mas de Libian

« Quand nous avons débuté avec les engrais verts, nous mettions beaucoup d’argent dans les semences pour obtenir le meilleur effet possible. Étant donné que nous sommes en bio, cela coûtait d’autant plus cher. Nous nous sommes rendu compte que les graines venaient de partout en Europe sauf de France, ce qui ne colle pas à notre philosophie. Agri Bio Ardèche nous a mis en contact avec des paysans locaux pour qu’ils nous vendent leurs semences.

Des couverts végétaux moins chers et mieux réussis

Cela nous a fait découvrir des espèces comme la gesse, qui est beaucoup plus adaptée à notre région que d’autres légumineuses. Nous avons compris également que la vesce velue venait mieux que la vesce commune. Au final nos couverts sont bien plus beaux. Pour moi cela tombe sous le sens : les variétés choisies par les agriculteurs du coin sont parfaitement adaptées au contexte local et elles ont, qui plus est, enregistré les informations issues de leur environnement.

Au passage, les semences nous coûtent beaucoup moins cher. Nous réalisons un mélange de deux légumineuses et deux céréales, qui peuvent changer suivant le contexte de l’année. Agri Bio Ardèche s’occupe maintenant de la relation avec les paysans pour plusieurs viticulteurs du coin et gère même la livraison chez un domaine voisin. Je trouve ce procédé d’autant plus vertueux que l’on rémunère un agriculteur au juste prix, et que l’on recrée du lien entre paysans. On échange avec d’autres agriculteurs et d’autres filières, c’est très enrichissant. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Remorque antigel bricolée.</em>
Astuce de vigneron en Gironde : « J’ai confectionné une remorque antigel pour protéger mes vignes »

Frédéric Lahaye, viticulteur à Val de Virvée, en Gironde, a bricolé une remorque antigel. Voici comment il a opéré.

<em class="placeholder">Tracteur Lovol F4100</em>
Lovol - Un tracteur de 112 chevaux à tarif agressif
Le constructeur chinois présente le tracteur spécialisé F4100.
<em class="placeholder">Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire</em>
En Indre-et-Loire : « Notre programme de traitement de la vigne à environ 400 euros/ha/an intègre des biocontrôles »

Aurélien Schlienger, directeur des domaines Baudry Dutour, à Chinon, en Indre-et-Loire, intègre du biocontrôle dans ses…

<em class="placeholder">Le programme de protection doit tenir compte de la pression black-rot sur les gamays. </em>
Dans le Rhône, « le soufre réinvestit mon programme de traitement de la vigne »

Certifié Terra Vitis, Benoît Bleton essaie de limiter les produits CMR au maximum, tout en conservant une bonne efficacité.…

<em class="placeholder">Vigne aspergée</em>
En Champagne : « Cet épisode de gel de la vigne va certainement rentrer dans le top 3 des plus dévastateurs »

Les gels du mois de mars et de début avril ont été dévastateurs en Champagne et dans le Chablisien, mais beaucoup moins…

<em class="placeholder">portrait de David Houben</em>
Agronomie : « La biotorr semble intéressante sur certaines propriétés du sol »

Enseignant-chercheur en sciences du sol à UniLaSalle, David Houben s’intéresse au potentiel agronomique de la biomasse…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole