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Les crémants en quête de valorisation

Si les crémants continuent de gagner des ventes en nombre de cols, augmenter la valorisation est une priorité stratégique de la filière.

Edouard Cassanet et Dominique Furlan, respectivement animateur et  président de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant, estiment que le ...
Edouard Cassanet et Dominique Furlan, respectivement animateur et président de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant, estiment que le potentiel de croissance réside plus dans la valorisation que le volume.
© C. Gerbod

Les huit AOP de crémant ont vu leurs ventes cumulées atteindre 108 millions de cols en 2023, soit un essor de 5,7 % par rapport à 2022. La bonne dynamique semble se poursuivre sur 2024 puisque sur les 8 premiers mois de l’année, les crémants affichent 5 % de hausse en volume et 7 % en valeur en GMS. Dominique Furlan, président de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant (FNPEC), voit dans ces chiffres la preuve que « les Français se sont appropriés le crémant ». Le cas du crémant de bordeaux illustre le caractère porteur de ces bulles AOP. En 10 ans, son poids est passé de 0,5 % à 2 % de la production du vignoble bordelais. En GMS, sur les 8 premiers mois de 2024, il a progressé de 23 % en volume.

 

 
Source : FNPEC
Source : FNPEC © Fait avec Flourish

Diversifier les cuvées pour augmenter la valorisation

Mais courir après les volumes n’est pas l’objectif des crémants. Ils entendent « préserver le rapport actuel entre l’offre et la demande qui semble constituer un équilibre au regard du potentiel de production », précise la fédération. La priorité est à la valorisation. Sur les 8 premiers mois de l’année, un crémant se vendait en moyenne à 7 euros le col en GMS, soit autant qu’un prosecco. Un prix en hausse de 3 % par rapport à l’an dernier.

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À terme, le crémant vise un prix moyen « de 10 à 15 euros », projette Édouard Cassanet, l’animateur de la fédération. La diversification des cuvées est un levier pour y parvenir. Aussi, pour pouvoir jouer la carte du parcellaire, la FNPEC milite pour pouvoir retranscrire, dans tous les cahiers des charges, des dénominations géographiques complémentaires comme les lieux dits, ce que l’Union européenne autorise. « La commission effervescents de l’Inao tergiverse depuis 10 ans », peste Édouard Cassanet. Aujourd’hui, seul le crémant de Loire peut officiellement le faire.

Le renforcement de la protection juridique est une autre priorité de la FNPEC, car devenu plus désirable, le crémant craint davantage l’usurpation de son nom.

Pour mener à bien tous ces objectifs, l’union fait la force. Le président espère donc « renouer les liens avec l’Alsace », le leader des crémants ayant décidé de quitter la fédération en 2023.

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