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Sondage
« Les agriculteurs français sont confrontés à une concurrence déloyale de la part d’autres pays » estiment plus de neuf Français sur dix

Les Français sont conscients que les importations de produits agricoles et alimentaires en France ne respectent pas forcément les mêmes normes que celles imposées aux agriculteurs français qui se retrouvent pénalisés. Tel est l’enseignement d’un sondage OpinionWay pour l’observatoire du déclin agricole Néo.Tv publié ce 2 février à l’occasion des premières assises de la lutte contre le déclin agricole.

Intervenants lors des assises du déclin agricole au Sénat
Le sondage a été présenté ce 2 février au Sénat lors des premières assises de la lutte contre le déclin agricole, sous le patronnage du sénateur Laurent Duplomb.
© Observatoire du déclin agricole

Plus de neuf Français sur dix (94%) pensent que les agriculteurs français sont confrontés aujourd’hui à une concurrence déloyale de la part d’autres pays, liée aux écarts de salaires, charges sociales et de normes, selon un sondage OpinionWay pour l’observatoire du déclin agricole Néo.Tv, réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 14 au 16 janvier 2026 auprès d’un échantillon de 1049 personnes représentatifs de la population françise de 18 ans et plus.

Lire aussi : Mercosur : « L’Europe ne peut pas être dure avec ses agriculteurs à l’intérieur et faible quand il s’agit de l’extérieur »

70% des Français estiment que les normes appliquées en France sont plus strictes que celles des autres pays européens

75% des Français interrogés dans cette étude estiment que la concurrence déloyale provient de pays hors Union européenne et 65% de la part de pays de l’Union européenne

« Les produits agricoles importés en France ne respectent pas les mêmes règles sanitaires et environnementales que celles imposées aux agriculteurs français » jugent 64% des personnes interrogées contre 70% qui estiment même que les normes agricoles et environnementales appliquées en France sont « plus strictes » que celles des autres pays européens.

Ce sondage a été publié ce 2 février à l’occasion des premières assises de la lutte contre le déclin agricole organisées par l’Institut Cantillon créé par le lobbyiste Antoine Boulay et placé sous le parrainage du sénateur Laurent Duplomb.

76% des Français estiment que la France est dépendante des importations étrangères pour ses besoins alimentaires

Alors que la France devrait voir sa balance commerciale agricole et agroalimentaire basculer dans le négatif en 2025 (à -515 millions d’euros à fin novembre, selon les chiffres actualisés du rapport d’information « agriculture et alimentation du Sénat), ce sondage montre que 76% des Français estiment que la France est aujourd’hui « dépendante des importations étrangères pour répondre à ses besoins alimentaires ». Des importations qui pénalisent les agriculteurs Français, selon 90% des Français interrogés et ne garantit pas la qualité des produits alimentaires consommés en France selon 88% des personnes ayant répondu au sondage.

Lire aussi : [Vidéo] Pourquoi la balance commerciale agricole et alimentaire française risque d’être négative fin 2025 ?

L’autosuffisance alimentaire doit être une priorité des politiques publiques, selon 86% des Français

Un phénomène de dépendance alimentaire qui constituerait un risque important pour la France « en cas de conflit militaire majeur ou de fortes tensions internationales », selon 83% des répondants.

Face à cette situation, 85% des Français interrogés se disent favorables à l’interdiction d’importer des produits agricoles étrangers ne respectant pas les normes imposées aux agriculteurs et 86% estiment « que le retour à l’autosuffisance alimentaire de la France doit devenir une priorité des politiques publiques ».

Lire aussi : Exportations alimentaires : « On risque de terminer l’année avec une balance négative, ce qui n’est pas arrivé depuis 1978 »

Ce sondage est diffusé le jour du lancement de l’observatoire du déclin agricole, et alors que Laurent Duplomb annonce le dépôt d’un nouveau projet de loi sur les phytosanitaires, en vue de réautoriser l’acétamipride mais aussi la flupyradifurone pour la culture des betteraves, des noisettes, des pommes et des cerises.

Lire aussi : PPL Duplomb : le Conseil constitutionnel valide l’essentiel du texte, sauf la réintroduction de l’acétamipride

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