L’Échalote d’Anjou IGP recherche des producteurs
L’échalote d’Anjou IGP a profité du Sival 2026 pour souffler ses 10 bougies. L’occasion de faire un bilan et de se projeter dans l’avenir. Face au manque de volume, l’IGP recherche des nouveaux producteurs.
L’échalote d’Anjou IGP a profité du Sival 2026 pour souffler ses 10 bougies. L’occasion de faire un bilan et de se projeter dans l’avenir. Face au manque de volume, l’IGP recherche des nouveaux producteurs.
« Si nous n’avions pas eu l’Indication géographique protégée Échalote d’Anjou, il n’y aurait plus d’échalote en Anjou », a souligné Guillaume Thomas, président de l’ODG Les amis de l’échalote d’Anjou, lors de la cérémonie des 10 ans de l’IGP au Sival. C’est en 2005 que la coopérative Fleuron d’Anjou a décidé de se lancer dans une demande d’Indication géographique protégée pour l’échalote d’Anjou.
« La coopérative avait déjà obtenu une Certification de conformité de produit pour l’échalote d’Anjou, a rappelé Jacky Bréchet, ancien responsable technique de Fleuron d’Anjou. Face au développement de l’échalote de semis, qui concurrençait fortement l’échalote de tradition, elle a donc décidé de poursuivre la démarche et de demander une Indication géographique protégée. »
1 200 tonnes commercialisées par an
Obtenue en 2015, l’IGP Échalote d’Anjou regroupe aujourd’hui 15 producteurs de 71 communes entre Angers et Saumur et un metteur en marché, la coopérative Fleuron d’Anjou. 1 200 tonnes d’échalote sont ainsi commercialisées chaque année, avec un cahier des charges impliquant une plantation et un arrachage manuels, un taux de matière sèche élevé, une fermeté et un aspect rosé des bulbes… « La demande est forte, avec une bonne valeur ajoutée pour les producteurs, assure Guillaume Thomas. Mais les exigences de la grande distribution et le changement climatique, qui entraîne une baisse des rendements liée aux manques ou excès d’eau, à la chaleur… font que nous manquons de volumes. » L’IGP recherche donc de nouveaux producteurs dans la zone concernée. « La valorisation est bonne et nous pouvons aider techniquement ces nouveaux producteurs », promet le président de l’ODG.