Le vignoble mondial poursuit son réajustement à la baisse en 2025
Selon les statistiques annuelles de l’OIV, les surfaces viticoles continuent à diminuer en 2025, suivant la tendance à la baisse de la consommation mondiale.
Avec 7 millions d’hectares en 2025, le raisin représente le deuxième fruit le plus planté au monde et le premier pour la valeur de sa production. Pourtant, avec une baisse de 0,8 %, le vignoble mondial se réduit pour la sixième année consécutive. Lors de la présentation de ses estimations annuelles, l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) a confirmé que les pays des deux hémisphères s’adaptent à une consommation qui évolue.
L’Espagne demeure le premier pays viticole en surface avec 910 000 ha. La France connaît un recul plus marqué de 4,4 %. La surface viticole nationale se replie à 740 000 ha. Après une croissance en 2024, l’Italie diminue aussi sa surface de 0,3 %, à 726 000 ha.
Une nouvelle cohorte de consommateurs émerge
En 2025, la consommation mondiale de vin poursuit sa lente décroissance à 208 Mhl, soit une baisse de 2,7 % par rapport à 2024. Depuis 2018, début de cette phase, la consommation mondiale a reculé de 14 % sous l’effet conjugué de l’évolution des modes de vie et des aléas géopolitiques. « Nous assistons à une reconfiguration de la manière dont est consommé le vin. Une nouvelle cohorte émerge, plus diverse, plus mobile et surtout plus digitale », souligne John Barker, le directeur de l’OIV.
Sous l’effet de la baisse de la demande et des tensions internationales, les échanges mondiaux se sont repliés de 4,7 % par rapport à 2024, une tendance observée depuis 2022. Malgré tout, en 2025, le marché mondial du vin représente 94,8 Mhl pour 33,8 milliards d’euros. 46 % du vin demeure consommé hors du pays dans lequel il a été produit.
« Nous pouvons avoir confiance dans les capacités d’adaptation du secteur du vin, poursuit John Barker. Il est encourageant de voir que le commerce continue à haut niveau. La réémergence d’accords bilatéraux ou multilatéraux ouvre des marchés », appuie-t-il.
Dans l’hémisphère sud, une vendange 2026 du même niveau que l’an dernier
Les toutes premières estimations de la production dans l’hémisphère sud par l’OIV s’établissent à 47 Mhl, en léger retrait par rapport à 2025 (-3,1 %). Ce chiffre global cache de fortes disparités, avec une production en recul de 12 % en Argentine à 9,5 Mhl, à cause du gel, de la sécheresse et de la grêle.
Seul le Brésil connaît une augmentation de 5 % cette année qui placerait sa production à 3 Mhl. En Australie, Afrique du Sud, Chili et Nouvelle-Zélande, la vendange devrait se situer globalement aux mêmes niveaux que l’année dernière.