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« Le batch milking nous permet une bonne gestion de la main-d’œuvre salariée », dans les Yvelines

La Ferme de la Tremblaye dans les Yvelines a opté pour le batch milking pour la traite de ses 220 vaches laitières. C’est un système de traite par lot réalisé à des heures régulières avec des robots montés en série. Ce choix permet de répondre aux contraintes liées à la main-d’œuvre salariée.

<em class="placeholder">Vaches prim&#039;Holstein en attente devant les robots de traite en batch milking</em>
« Le nombre de robots a été défini pour avoir 3 h de traite », explique Baptiste Carrouché.
© B.Carrouché

En 2023, la Ferme de la Tremblaye a fait le choix d’installer 6 robots de traite montés en série avec un fonctionnement en batch milking pour traire ses 220 vaches laitières. « Nous étions équipés d’une salle de traite 2 X 10 TPA, se souvient Baptiste Carrouché, gérant de la ferme. Nous souhaitions limiter la contrainte physique liée à la traite ». L’exploitation fait appel à de la main-d’œuvre salariée et souhaitait rendre l’outil plus attractif. « La robotisation était une solution intéressante mais la traite 24h/24h ne correspondait pas à nos attentes en termes de gestion de la main-d’œuvre salariée », explique l’éleveur. L'avantage en système batch milking tient au fait que les traites ont lieu à heures régulières et qu'il n’y a pas d’astreinte la nuit. « Les plannings sont réalisés à l’avance et sont clairs pour chaque salarié »

 

 
<em class="placeholder">Baptiste Carrouché avec une Jersiaise dans l&#039;aire paillée</em>
L'éleveur en charge de la traite se trouve toujours à proximité des robots. © Ferme de la Tremblaye

Fiche élevage :

220 vaches laitières de race Jersiaise, prim’Holstein et croisées avec des rouges norvégiennes

550 chèvres

1 atelier de transformation

7 UTH dont 6 salariés

6 robots de traite montés en série

180 ha de SAU

300 ha cultivés avec des voisins pour fournir les fourrages du troupeau

Une seule personne pour la traite et les astreintes du troupeau laitier

Deux salariés sont dédiés au troupeau. Ils se partagent la traite du matin et du soir et un week-end sur deux. Le fonctionnement par lot permet de n’avoir une seule personne présente pour réaliser la traite et les astreintes du troupeau. L’ensemble dure au maximum 3h15. Le salarié d’astreinte commence par amener le premier lot de vaches aux robots. Pendant ce temps, il s’occupe de l’alimentation, de la litière malaxée, des veaux, et peut intervenir sur certaines vaches qui le nécessitent et analyser les données des robots.

Le dernier lot à passer est composé des vaches problématiques ou plus lentes. Le salarié peut débuter le nettoyage des robots le temps que ce lot finisse de se faire traire. Le temps entre les deux traites permet de garantir un bon nettoyage de l’installation. « C’est indispensable pour maintenir une bonne qualité du lait, qui est transformé sur l’exploitation », complète l’éleveur.

Un investissement de 100 000 € par stalle 

L’installation des robots a été réalisée en même temps que la construction d’un nouveau bâtiment pour répondre à l’augmentation du troupeau de 150 à 220 vaches. L’investissement dans le batch milking a été d’environ 100 000 € par stalle. Pour limiter les coûts, l’ensemble des robots ne disposent pas de tous les équipements possibles. « Nous n’avons pas besoin d’écran pour chaque stalle, par exemple ». Le sens d’installation a été réfléchi pour faciliter le passage des vaches et le travail du salarié. Les robots sont installés en ligne, perpendiculairement à l’aire d’attente et non pas en « L », afin d’éviter les angles. Une configuration dans laquelle les vaches ont tendance à moins fréquenter les robots. Autre avantage du batch milking pour les éleveurs, en cas de maintenance nécessaire sur un robot, le système peut encore fonctionner. « La concession étant à 1h30 de la ferme, c’est plus de sérénité », conclut l’éleveur.

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