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Poplait soutient la prise d'indépendance des éleveurs face aux transformateurs

Reprise de la facturation, commercialisation du lait... L'association d'organisations de producteurs de lait du Grand Ouest, Poplait, accompagne ses OP adhérentes pour faire évoluer le rapport de force.

Fin mars, l'assemblée générale de Poplait – 10 organisations de producteurs (OP) adhérentes, soit 5 000 exploitations pour 3,3 milliards de litres de lait sur les régions Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire – a fait le point sur les avancées de l'association d'organisations de producteurs.

« Trois OP ont voté en AG pour reprendre en main la facturation », indiquait Fabrice Guérin, président de Poplait. Le logiciel Logaouest, développé par Poplait, sert à gérer les informations des adhérents, réaliser le contrôle de l'apport total et effectuer la facturation. « Je dis aux éleveurs dubitatifs que c'est plus qu'un symbole, insiste Fabrice Guérin. Quand c'est l'OP qui tient le stylo pour inscrire le prix du lait sur la facture, un prix unilatéralement décidé par la laiterie n'est plus possible selon moi. Le transformateur devient demandeur et l'OP peut refuser d'écrire son prix. Cela devrait changer le rapport de force. »

Garder la maîtrise des données Cap'2ER

« À ce jour, huit OP ont leur licence pour pouvoir réaliser des diagnostics Cap'2ER, exposait Yoann Lézé, du conseil d'administration. C'est un enjeu d'indépendance pour les OP car les laiteries ont des comptes à rendre sur leur Scop 3, c'est-à-dire sur l'empreinte carbone de leurs fournisseurs. Si les OP ont la main sur les données issues des diagnostics, c'est un atout dans les négociations entre OP et transformateurs. »

La commercialisation démarre tout juste

La SAS Voie lactée, née en avril 2023, est une structure de commercialisation de lait qui appartient à 100 % à Poplait. « Il n'y a pas de transfert de propriété à Poplait. C'est un service aux OP, pour vendre des volumes supplémentaires », précise Fabrice Guérin. Pour l'heure, seule l'APBO (Association des producteurs Bel de l'Ouest) s'y est engagée avec quelques volumes vendus (le nom des clients est confidentiel).

« Quand un acheteur historique entend parler de tout cela, il n'a plus le même comportement avec son OP. Nous concernant, Bel nous a demandé un peu plus de volumes contractuels. Ils voulaient ces volumes sur l'été, mais nous avons pu défendre de ne pas saisonner ces volumes », développe Yoann Lézé, de l'APBO.

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