La pousse de l’herbe déjà fortement ralentie avant la canicule
Après un bon début de campagne, le manque de pluie et l’épisode caniculaire fin mai ont ralenti la pousse de l’herbe, d’après Agreste. Et ce avant même la canicule de la semaine passée.
Après un bon début de campagne, le manque de pluie et l’épisode caniculaire fin mai ont ralenti la pousse de l’herbe, d’après Agreste. Et ce avant même la canicule de la semaine passée.
« Après un démarrage très favorable de la campagne, le manque de pluie et les périodes caniculaires de mai et juin ont affecté la production du dernier mois », constate le service de statistique du ministère de l’Agriculture dans une note Agreste publiée le 26 juin 2026. A noter que cette dernière estimation s’arrête au 20 juin et ne prend donc pas en compte la canicule de la fin du mois.
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Le manque de pluies de ces derniers mois commence tout de même à impacter la pousse sur l’ensemble du territoire (hors DROM). « Sur le dernier mois, la production a ainsi été inférieure de 40 % à son niveau de référence. Les mois de mai et juin ne représentent que 21 % de la production annuelle, contre 32 % en année normale », souligne le service de statistique.
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Une pousse de l’herbe nettement inférieure à la normale de l’Aquitaine à l’Alsace en juin 2026
Au niveau régional, les disparités entre régions se creusent. Si les zones de montagnes et le quart nord-ouest étaient encore préservés au 20 juin, la pousse de l’herbe a été nettement inférieure à la normale « sur un axe allant du nord de l’Aquitaine à l’Alsace », avec des déficits entre -20 % et -50 %.
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La situation s’est également dégradée dans le Limousin et en Poitou-Charentes : le déficit cumulé est de 15 % alors que « la pousse était encore excédentaire au 20 mai », pointe Agreste. Même constat en Auvergne-Rhône-Alpes et en Franche-Comté. Bien que la pousse des prairies reste excédentaire de 15 % au 20 juin, l’excédent était de 30 % le mois dernier.
L’épisode caniculaire de la fin juin ne devrait pas manquer d’aggraver la situation, d’autant que les simulations issues du modèle d’Agreste ne prennent pas en compte l’état des sols, déjà plus asséchés que la normale depuis mai.