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Recensement agricole 2000
Forte baisse du cheptel laitier

Le nombre de vaches laitières a baissé de 26 % entre 1988 et 2000 pour s´établir à 4 193 000 têtes.


La réduction des surfaces en herbe et l´évolution des cheptels amorcées depuis le milieu des années 1970 se sont poursuivies entre les recensements 1988 et 2000, constatent les économistes de l´Institut de l´élevage.
Le nombre de vaches laitières a baissé de 26 % pour s´établir à 4 193 000 vaches alors que les effectifs de vaches allaitantes ont connu sur la même période une évolution diamétralement opposée (+ 24 % à 4 314 000 vaches).

Unités de plus grande dimension conduisant des vaches laitières plus productives
Ces évolutions se sont produites sous la double influence de la démographie des chefs d´exploitation et des mesures de politique agricole. « En organisant de façon volontaire le départ de nombreux producteurs de lait de vache (170 000 cessations aidées depuis 1984 dont la moitié depuis 1988), les plus âgés mais aussi les plus petits et les moins productifs, la politique de gestion des quotas laitiers a largement contribué à façonner ce nouveau paysage. La reprise de cette production laitière par des unités de plus grande dimension conduisant des vaches laitières plus productives et moins consommatrices d´herbe a mécaniquement conduit à une forte baisse du cheptel laitier et des surfaces en herbe. » Et d´ajouter : « La réforme de la Pac de 1992 et l´attrait des productions céréalières en terme de productivité du travail ont fait le reste. » La prime Scop a poussé au retournement des prairies ou à leur transformation en prairies temporaires.
Grande diversité régionale
Cette tendance nationale cache cependant une grande diversité régionale. La baisse de 26 % des effectifs est comparable des Pays de la Loire à l´Auvergne en passant par l´Ouest et le Nord. Ils sont restés stables dans les montagnes de l´Est « grâce aux AOC et à la politique de gestion des quotas favorable à la montagne ».
La baisse des surfaces toujours en herbe (- 19 %) n´a été que partiellement compensée par une augmentation des prairies temporaires. La surface fourragère principale (SFP) s´est réduite de 11 %. Le recul important des surfaces en herbe « n´a pas d´autres fondements que le recul important de la SFP dans certaines zones. Il ne s´agit pas d´un mouvement d´intensification généralisé de l´élevage avec recul de la part de l´herbe dans les surfaces fourragères. »
Le maïs ensilage a légèrement diminué en surfaces (de 1,468 à 1,385 millions d´hectares) mais son importance dans la SFP a peu varié passant de 10 à 10,7 % en douze ans. Les évolutions sont différentes selon les régions : forte augmentation dans certaines zones de Nord-Picardie, dans les bocages de l´Ouest de la basse Normandie. et net recul dans les Pays de la Loire.

Dossier économie, nov. 2002, nº318, analyse du RA 2000 en collaboration avec le Scees.

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