Les cours français du blé tendre et de l’orge fourragère se sont appréciés sur leur marché physique respectif, vendredi 17 décembre , en sympathie avec le contrat Blé sur Euronext. Une hausse qui s’inscrit dans un contexte de craintes de déficit hydrique et de températures potentiellement trop élevées dans les plaines de production aux Etats-Unis, qui pourraient fragiliser les cultures de blé en cas de baisse brutale des températures. Le contrat Blé sur le marché à terme de Chicago a, ainsi, clôturé en hausse, vendredi également.
Par ailleurs, la demande internationale est toujours un élément de soutien des prix des céréales à paille.
Les prix du maïs hexagonal se sont montrés plus stables en cette fin de semaine, avec un contrat Euronext sans grande évolution par rapport à la veille.
Révisions à la hausse des productions de l'hémisphère sud
Côtés fondamentaux, on notera qu’Abares a corrigé à la hausse sa prévision de production australienne de blé dans l’ouest du pays, passant de 11,5 Mt à 11,7 Mt, ce qui porte le total de la récolte à 34,4 Mt. En Argentine, c’est la bourse de Buenos Aires qui a revu ses estimations de production de maïs et de blé à la hausse, respectivement à 57 Mt (52,5 Mt précédemment) et 21 Mt (17 Mt).
Enfin, pour rappel, la Commission européenne a rehaussé, jeudi, ses attentes de production pour la campagne 2021/2022, à 130,6 Mt en blé tendre (+0,2 Mt), 69,4 Mt en maïs (+1 Mt) et 52 Mt (+0,2 Mt).
Sur la scène internationale, l’activité en blé est soutenue avec les achats passés par l’Iran (500 000 t), les Philippines (110 000 t), la Corée du Sud (60 000 t) ou encore la Jordanie (60 000 t). Pour l’heure, la Turquie est au marché et recherche 320 000 t de blé.
Marchés physiques français du 17 décembre 2021 (base juillet pour les céréales)
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