Le blé tendre et l'orge, en sympathie, ont observé une légère hausse, entre le 10 et le 11 janvier, sur un marché physique français plutôt hésitant à la veille de la parution des rapports du conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer et du rapport sur l'offre et la demande mondiales agricoles (Wasde) de l'USDA. Les opérateurs seront particulièrement attentifs aux estimations de production de blé des pays de l'hémisphère sud.
Le regain tarifaire des céréales à paille s'inscrit dans un contexte de bonne dynamique à l'exportation à l'échelle mondiale. Enfin, la baisse du dollar aux Etats-Unis a contribué à la progression du contrat Blé sur le marché à terme de Chicago.
Bonne demande intracommunautaire en maïs
En maïs, les cours ont également progressé sur le marché physique hexagonal, dans le sillage du contrat Euronext. Une hausse permise par une bonne consommation intracommunautaire, notamment en Espagne, et par des tensions sur le continent américain. Le rapport de l'USDA est attendu baissier concernant le maïs, tablant sur une hausse des stocks de fin de campagne. Cependant, les conditions de culture, pas toujours au rendez-vous en Amérique du Sud, pourraient apporter quelques surprises.
Côté fondamentaux, l'Ukraine a estimé sa production de céréales 2021/2022 à un record de 84,2 Mt (9,2 Mt de plus qu'en 2020/2021, une campagne exceptionnelle). Au 10 janvier, le pays en aurait déjà exportées près de 33,5 Mt.
L'activité internationale a été marquée par les appels d'offres respectifs de l'Algérie et de la Turquie d'origine optionnelle, pour 50 000 t et 335 000 t de blé meunier. En maïs, on retiendra l'achat mexicain de 77 000 t d'origine états-unienne, et l'appel d'offres de la Corée du Sud pour la livraison de 130 000 t.
Marchés physiques français du 11 janvier 2022 (base juillet pour les céréales)
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