Aller au contenu principal

Blé dur : Annie Genevard annonce une aide couplée entre 140 et 150 €/ha en 2026

L’aide couplée au blé dur en zone traditionnelle sera revalorisée à hauteur de 140 à 150 €/ha pour la prochaine campagne PAC. Cette annonce de la ministre de l’Agriculture, répond à une demande pressante de la filière.

<em class="placeholder">Parcelle de blé dur.</em>
La filière blé dur est confrontée à une baisse des surfaces de 50 % en 15 ans.
© MC. Bidault

Les producteurs de blé dur des zones traditionnelles (régions Paca, Occitanie et départements de la Drôme et de l’Ardèche) devraient bénéficier d’une aide couplée revalorisée, comprise entre 140 et 150 €/ha pour la prochaine campagne PAC. Annie Genevard a apporté, ce 22 octobre 2025, des garanties à l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), levant le flou qui persistait depuis l’été autour de ce soutien attendu par la filière blé dur. « C’est une annonce tardive mais qui témoigne de la volonté de la ministre de tenir ses engagements pris cet été devant les producteurs pour les soutenir et relancer la production de blé dur en France », salue Éric Thirouin, président de l’AGPB.

Une enveloppe de 15 millions d’euros sur deux ans pour la filière blé dur

Les producteurs de blé dur étaient dans l’attente de la concrétisation de la promesse de revalorisation de l’aide couplée, formulée par la ministre lors de sa visite dans les Bouches-du-Rhône le 18 juillet dernier. À cette occasion, Annie Genevard avait annoncé le déblocage d’une enveloppe de 15 millions d’euros, à répartir entre les récoltes 2026 et 2027, dans le cadre de la révision du Plan stratégique national (PSN).

Ce soutien s’inscrit dans la dynamique du Plan de souveraineté blé dur 2024-2028, porté par la filière pour redresser une production française en recul. L’absence de validation par la Commission européenne retardait jusqu’ici la mise en œuvre concrète du dispositif. « Cette situation déconnectée du calendrier agronomique était totalement contre-productive pour nous encourager à engager davantage de surfaces », déplore Nicolas de Sambucy, président de la commission blé dur de l’AGPB.

Une aide entre 140 et 150 €/ha pour les producteurs de blé dur

La ministre a désormais tranché : l’enveloppe sera intégralement consommée et répartie en fonction des surfaces déclarées, avec un plafond fixé à 150 €/ha. En fonction des niveaux de semis, l’aide revalorisée pourrait ainsi atteindre plus de 140 €/ha dans les zones traditionnelles. La validation officielle du PSN par Bruxelles reste encore attendue, mais devrait intervenir d’ici la fin novembre, selon le ministère.

Disparition de 50 % des surfaces de blé dur en 15 ans

En hausse jusqu’en 2010, les surfaces de blé dur ont diminué de moitié depuis, pour se situer à 206 000 ha sur la campagne 2024-2025. En parallèle, cette céréale historiquement concentrée dans quatre bassins de production (Sud-Est, Sud-Ouest, Centre-Val de Loire et Ouest-Océan) se diffuse désormais dans les régions où le climat ne s’y prêtait pas auparavant.

Les plus lus

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Damien Beaujouan, agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), &quot;Je laboure mes terres tous les trois ans en veillant à ne pas faire un travail trop profond, moins de 20 ...</em>
Maïs : « Le faux semis est le levier le plus efficace pour réduire la densité de ray-grass dans mes champs »

Agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), Damien Beaujouan combine désherbage chimique et techniques agronomiques pour…

<em class="placeholder">Stockage des produits phytosanitaires.</em>
Produits phytosanitaires interdits : quelles sanctions en cas de présence sur l’exploitation ?

L’actualité récente, avec la perquisition d’une dizaine d’exploitations de Charente-Maritime pour recherche de produits…

<em class="placeholder">Marc Pottier, agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor,  &quot;La culture du soja peut avoir sa place sur des terres de craie. C’est ...</em>
Soja : « Une production sur des terres de craie très blanche des Ardennes a donné un rendement de 20 q/ha en sec »
Agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor, Marc Pottier cultive du soja régulièrement sur…
<em class="placeholder">Patrice Gourinchas, président de l’ASA du Bandiat et son fils Yann.</em>
Stockage de l’eau : « Une irrigation de 2000 m³/ha sur maïs coûte 620 € avec notre réserve de substitution en Dordogne »
Les deux réserves de substitution de l’ASA du Bandiat, entre Charente et Dordogne, ont permis le maintien d’ateliers…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures