L’accord commercial signé le 28 juin entre l’UE et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) divise. Pour Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, « il s’agit d’une bonne nouvelle pour les entreprises européennes, les travailleurs et l’économie de part et d’autre de l’Atlantique, car cet accord représente une économie de plus de 4 milliards d’euros par an », écrit l’Anjou agricole.
Pour de nombreux produits agricoles, les droits d’entrée vers le Mercosur vont être supprimés. Il s’agit des taxes pour le vin (27 %), le chocolat (20 %), les spiritueux (20 à 35 %), les biscuits (16 à 18 %), les pêches en conserve (55 %), les boissons gazeuses (20 à 35 %) et les olives, précise le journal départemental. De plus, « fromages et produits laitiers de l’Union européenne devraient bénéficier de larges quotas sans taxe ».
Mais il s’agit d’échanges commerciaux. Et en contrepartie, « l’Union européenne ouvre largement son marché aux produits en provenance des pays du Mercosur », explique l’article de l’hebdomadaire angevin. C’est ainsi qu’un « quota annuel de 99 000 tonnes de viande bovine » va bénéficier d’un « taux préférentiel à 7,5 % de taxes ».
C’est en particulier sur ce point que la colère des agriculteurs monte. « De nombreuses voix, en provenance d’ONG, de la société civile et du monde agricole, se sont élevées pour dénoncer un accord qui va à l’encontre des règles sociales, climatiques, environnementales etc., appliquées dans les pays de l’Union Européenne », affirme l’Anjou agricole.
A Angers, une manifestation a été organisée le 3 juillet. A l’appel de la FDSEA et des JA, les agriculteurs ont occupé un pont sur lequel ils ont déployé une banderole portant leur revendication : « N’importons pas l’agriculture dont nous ne voulons pas ».
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