La race Salers génotype ses souches laitières
L’organisme de sélection Groupe salers évolution a lancé un travail global sur la génétique laitière, qui vise à enrichir mutuellement le rameau laitier et le rameau allaitant.
L’organisme de sélection Groupe salers évolution a lancé un travail global sur la génétique laitière, qui vise à enrichir mutuellement le rameau laitier et le rameau allaitant.
Le rameau laitier de la race salers s’érode. Il compte en 2025 environ 2 000 vaches traites, dont un peu moins de la moitié est au contrôle laitier. La consanguinité tend en même temps à y augmenter. Partant de ce constat, l’organisme de sélection Groupe salers évolution a lancé un travail global sur la génétique laitière, qui vise à enrichir mutuellement le rameau laitier et le rameau allaitant.
« Nous avons fait génotyper environ 1 200 vaches salers traites pour lesquelles nous avons des données du contrôle laitier, grâce au soutien de la région Auvergne-Rhône-Alpes via l’association Div’Agri », présente Corentin Paris, ingénieur génétique du Herd book salers. Ensuite, environ 1 000 vaches allaitantes qui sont indexées au-delà de 107 en aptitude à l’allaitement ALait seront également génotypées. Celles-ci sont ciblées pour viser un maximum de diversité génétique (avec notamment pas plus de cinq ou six vaches d’un même troupeau). « L’objectif est d’identifier des marqueurs génétiques de l’aptitude laitière en race salers », explique Corentin Paris.
Une grille de pointage de la mamelle
En parallèle, une grille de pointage de la mamelle est en construction. Quand elle sera validée, une phase de collecte de données en ferme va démarrer.
Ce travail ouvrira des passerelles à double sens entre les deux rameaux de la salers. Les allaitantes consolident leurs lignées laitières et maternelles, qui élèvent leur veau sans complémentation jusqu’au sevrage. Les laitières gagnent en diversité génétique.